Transformer l'économie dans le cadres des limites planétaires Eh bien, bonjour à tous. Bonjour à toutes. Comme vous le savez, votre génération va être confrontée à ce qu'on appelle classiquement les enjeux planétaires qui concernent à la fois le changement climatique, la perte de biodiversité et d'autres pollutions. Et non seulement votre génération va y être confronté, mais elle va avoir également la rue tâche de résoudre ces problèmes parce qu'évidemment, nous nous battons aussi contre le temps. C'est une tâche qui, évidemment, peut paraître gigantesque, qui peut paraître écrasante, qui peut évidemment être source d'anxiété. Et j'en suis bien conscient. Nous en sommes tous ici. Bien conscients à HEC, l'enjeu de secours, c'est de vous donner des moyens de résoudre ces problèmes pendant très longtemps. Le monde de l'entreprise et plus globalement, l'économie, mais aussi le monde politique, a complètement ignoré son impact sur l'environnement. Aujourd'hui, évidemment, aucune entreprise ne peut faire l'économie de ces questions. Comme toutes les questions qui travaillent la société, ce sont des questions qui sont devenues également de plus en plus idéologiques. Nous allons dans secours, essayer de nous tenir à l'écart de ces questions idéologiques et nous baser avant tout sur les faits et sur les études scientifiques de manière à voir quelles sont les solutions que nous pouvons apporter et comment l'économie en général est plus spécifiquement l'entreprise. Et doit intégrer ces questions. C'est la raison pour laquelle secours fait partie de votre formation de base. C'est aussi la raison pour laquelle secours est dispensé à l'ensemble de la promotion. Je vais commencer par vous exposer en quelques minutes de quoi nous allons discuter, comment ça va s'organiser et comment vous serez évalué. Et puis il y aura une petite partie d'introduction. Essayera de vous préciser quels sont les grands indicateurs que nous avons à notre disposition pour essayer de combiner ce que nous savons de l'aération de l'environnement avec l'activité économique des entreprises. Et puis enfin, dans un dernier temps qui conclura la séance, vous aurez une présentation de quelques ressources qui seront mises à votre disposition par le learning center, qui se trouve juste au dessus d'eux. Ce secours vise trois grands objectifs en particulier. En premier lieu, comprendre ce que ça veut dire de dépasser l'ennemi planétaire pour la biodiversité, pour nos modes de vie, pour l'économie et pour la société en général, voir ensemble quels sont les leviers qui vont nous permettre de gouverner. Ce monde transformé par les changements environnementaux. Et puis enfin et peut être surtout examiner ensemble quels sont les leviers d'action pour transformer les entreprises à l'aune de ces enjeux comme Julie, vous la précisez. Le cours est organisé en trois segments, un segment de court magistraux que je vais assurer. Un segment de travaux dirigés dont elle vient de vous entretenir. Et enfin, un segment en ligne, le mook, qui fait pleine l. Les séances de cour magistraux sont organisées autour d'un plan en six parties. Sachant que la durée des parties est relativement variable. En d'autres termes, une séance ne correspondra pas forcément à l'intégralité d'une partie certaines parties s'étaleront sur plusieurs séances. Dans un premier temps, nous verrons quelles sont les métriques du changement. En d'autres termes, comment sait on que l'environnement se dégrade? Comment le mesure t on? Comment combine t on ces indicateurs? Avec les grands indicateurs macroéconomiques et qu'est ce que cela veut dire au fond pour l'économie et l'organisation de la cité au XXIe siècle? Deuxième partie, pourquoi ces transformations de l'environnement sont elles aussi? Et avant tout, des questions économiques. Sociale et politique. En d'autres termes, pourquoi est ce que les questions de climat ou de biodiversité ne sont pas juste des problèmes pour les petits arbres et les jolis oiseaux? Pourquoi est ce qu'au contraire? Tous les aspects de l'organisation, de la vie, de la cité et de l'entreprise vont être transformés. Et vous allez voir que tous les grands sujets politiques, économiques et sociaux qui vont traverser le XXIe siècle, qu'il s'agisse de migrations, qu'il s'agisse de sécurité, qu'il s'agisse d'agriculture, qu'il s'agisse de commerce, qu'il s'agisse de paix, qu'il s'agisse d'inégalité, qu'il s'agisse de justice. Tous ces grands enjeux vont être traversés par la question environnementale. Ensuite, nous verrons comment il a été possible de coopérer pour traiter ces enjeux. Nous savons bien entendu que fasse à des problématiques qui sont globales. L'action d'un état, d'une entreprise ou d'un individu serait absolument vains. Pour autant comment peut on organiser l'action collective face à ces enjeux? Quelles sont les difficultés de l'organisation de l'enjeu collective? On parlera par exemple des négociations internationales sur le climat ou la biodiversité. On parlera du problème de passagers clandestins. La question c'est de savoir comment nous allons pouvoir organiser l'action collective face à ces enjeux. Segment la question du financement. Tout ça va évidemment coûter cher tout ça va requérir des investissements parfois considérables. La question c'est de savoir comment allons-nous faire? Où va-t-on trouver l'argent? Quels sont les leviers de financement que nous allons pouvoir mobiliser? Cinquième segment, quels sont les modèles économiques que nous allons pouvoir développer pour l'entreprise? Vous savez qu'aujourd'hui si vous avez suivi. Les débats du md lundi mardi, les débats de l'université de l'entreprise de demain. Hier, vous savez que le mode de l'entreprise est travaillé par ces questions par ces questions de RSE par ces questions d'entreprise. Régénération par ces questions de modèle d'économie circulaire. Quels sont les modèles qui sont viables, qui sont rentables et comment ces modèles peuvent ils transformer la vie de l'entreprise et l'économie. Et enfin, un dernier segment abordera la question de la gouvernance de la transition, qui viendra en partie des entreprises qui viendra aussi des gouvernements et des organisations internationales. Et donc, quelles sont les grandes politiques publiques que l'on peut mettre en œuvre? Comment évolue le cadre législatif, notamment le green deal européen? Quelles sont les attentes que l'on peut avoir en matière de fiscalité environnementale? Voilà quelques uns des sujets que nous traiterons. Dans ce dernier module, vous serez évalué à la fois sur le contenu des séances de cour magistrales sous la forme d'un examen de 90 minutes. Qui comprendra à la fois des questions à choix multiples et une question d'essais libre examen qui pèsera pour 70. Dans votre note finale, vous serez également évalué lors des séances de travaux dirigés et cette évaluation au contrat pour 30 de votre note finale. Une modalité importante concernant les cours, vous savez que la présence y est obligatoire, une difficulté qui nous est imposée par l'incendie de l'am blondeau l'an dernier que vous avez sans doute eu dans la presse, c'est que nous n'allons pas pouvoir vous accueillir à chaque cour tous ensemble dans ce hall. Ce qui veut dire que nous allons devoir diviser votre groupe en deux, chaque semaine ou plutôt à chaque séance. Une moitié du groupe assistera en présentiel au cours. L'autre moitié devra malheureusement assister derrière son ordinateur ou son téléphone. Et à la séance suivante, nous inverser pour que vous ayez tous le même nombre de séances en présentiel. Ça veut dire que chacune et chacun d'entre vous, malheureusement, et c'est une situation dont nous sommes désolés et mal à laquelle nous sommes contraints chacun et chacune d'entre vous assistera donc à la moitié du cours devant un écran des questions? Oui délivrable c'est les documents que vous devrez produire lors des travaux dirigés. Mais ça vous sera expliqué directement par les tuteurs des travaux dirigés. Autre question. Très bien, alors j'enchaîne. Et donc, en guise d'introduction, quelles sont les grandes métriques du changement que nous allons utiliser? En d'autres terme, quels sont les indicateurs sur lesquels nous pouvons nous appuyer et quels sont les indicateurs qui nous montrent effectivement que nous traversons une situation comme l'humanité n'en a pas connu auparavant? Une telle situation, qui fait d'ailleurs dire à certains géologues que nous serions entrer. Dans une époque géologique nouvelle qu'ils ont dénommé l'ène, c'est à dire littéralement l'âge des humains et en réalité, si le débat public peut donner l'impression que nous sommes face à des problèmes nouveaux que nous sommes face à des enjeux que nous n'avons pas considéré par le passé, la réalité, c'est que. Nous sommes au courant depuis assez longtemps déjà de ces problèmes cette année, ça fait exactement 200 ans que Joseph fourier, un chimiste français, a découvert le phénomène d'effet de serre, l'article fondateur intitulé remarques générales sur les températures de globe terrestre et des espaces planétaires. Et publié dans les annales de l' revue de géographie en déjà quelques décennies plus tard, on va identifier le dioxyde de carbone comme étant le principal gaz à effet de serre. Cette jeune thilda un savant irlandais qui fait cette découverte en. Un chimiste suédois à la fin du XIXe siècle va établir qu'un doublement de la quantité de dioxyde de carbone dans l'atmosphère mènerait un réchauffement de plus de deux degrés. Aénus pensait à l'époque. Que cela prendrait plus de 3000 ans pour arriver. Ça va en réalité se produire en l'espace 250 200 ans pour l'anecdote. Si vous voulez épater les gens en une soirée, notez que ce 20 et c'est un des lointains aïeux de Greta tanberg. Et puis c'est au XXe siècle, évidemment que la science va s'accélérer, qu'on va pour la première fois mesurer l'évolution des taux de concentration de gaz à effet de serre dans l'atmosphère. C'est notamment Roger revel, le professeur d'al gore, qui va mener ça dans les années 50. La NASA dans les années 60 va commencer à modéliser les impacts du changement climatique, c'est-à-dire à pouvoir, pour la première fois, prévoir quelles seraient les hausses de température associées à des hausses de concentration des gaz à effet de serre dans l'atmosphère. Et donc, d'une certaine manière, nous allons avoir depuis facilement plus d'un demi-siècle. La plupart des grands ordres de grandeur qui auraient été nécessaires à la décision publique. Et on est frappé effectivement, quand on regarde les indicateurs du changement climatique par leur accélération et en particulier, l'indicateur qui va d'abord s'imposer, c'est celui. La concentration de dioxyde de carbone dans l'atmosphère qu'on va mesurer en partie par million ppm, vous voiliez qu'elle était légèrement supérieure à 300 au début des années 60, nous sommes désormais autour de 420 partis par millions, tout l'enjeu. De la lutte contre le changement climatique et de l'atteinte de la neutralité carbone et de ramener cette courbe à l'horizontale. La difficulté, c'est que plus on va élargir la focale dans le temps, plus on va se rendre compte de la difficulté de la tâche et donc de l'accélération du problème. Voilà l'évolution. De ces concentrations de dioxyde de carbone, si on les regarde depuis le début du xie siècle et vous voyez très bien combien la hausse commence à partir de la révolution industrielle. C'est évidemment encore plus spectaculaire si on retourne 2000 ans en arrière. Mais ce n'est rien comparé à 10 000 ans en arrière et vous voyez naturellement que ce qui a permis, et c'est là le défi singulier du changement climatique, ce qui a permis au néolithique l'expansion de l'agriculture. Et donc par là même le développement des sociétés humaines et des civilisations. C'est la remarquable stabilité du dioxyde de carbone dans l'atmosphère et vous n'aurez évidemment pas besoin d'un doctorat en palu climatologie pour réaliser qu'il y a une rupture fondamentale qui se produit à l'époque contemporaine et que. Ce taux de concentration, qui était jusque là remarquablement stable, permettant par là la prévisibilité des saisons et non le développement de l'agriculture se trouve complètement perturbé. Et aujourd'hui, dans une logique de croissance qui semble inable, si on regarde les choses à plus longue échéance encore, si on remonte à 800 zéro ans en arrière. On se rend compte que même sur cette échelle de temps qui défie notre capacité d'imagination, là encore, on crève les plafonds et il faut remonter pour avoir des taux de concentration de gaz à effet de serre dans l'atmosphère comparable à 70 000 000 d'années en arrière pour retrouver. Des moments où le taux de co dans l'atmosphère était plus élevé. C'était aussi une époque où l'être humain n'était pas présent sur terre. C'était aussi une époque où le niveau des océans était 80 mètres supérieur à ce qu'il est aujourd'hui, une époque où les continents ne s'étaient pas encore séparés. Donc, il est fondamental de garder en tête ces échelles géologiques qui, il faut bien le dire, échappent encore à la plupart des gens. Merci de vous renseigner pour autant. Pour autant. Pour autant l'indicateur qu'on va généralement utiliser dans le débat public. Ce n'est pas l'indicateur sur les concentrations de gaz à effet de serre atmosphère. C'est celui qui porte sur leurs conséquences, c'est-à-dire l'augmentation des degrés de température indicateur qui est évidemment le mérite d'être extrêmement synthétique. Mais qui est plus difficile à comprendre qu'on l'imagine, souvent parce que, bien entendu, nous ne parlons pas d'une élévation de la température par rapport à la température extérieure ambiante, mais par rapport à une moyenne annuelle mondiale, ce qui veut dire, bien entendu. Que la hausse de température n'est pas uniforme sur toutes les régions du globe et vous savez que l'europe est une des régions du globe qui connaît un changement de température particulièrement marqué et parce que nous discutons évidemment sur une moyenne annuelle et sont sur des moyennes journalières. On voit néanmoins assez bien sur ce grave qui est une représentation graphique souvent utilisée à quel point les températures se réchauffent à toutes les latitudes de la planète. Puisque vous avez ici des bandes horizontales qui indiquent différentes latitudes à l'échelle du globe de Moscou en haut jusqu'à les Springs en Australie, en bas. Et les bandes verticales indiquent chacune une année donnée, les années bleues étant des années où les températures ont été inférieures à la moyenne, les années rouges étant évidemment des années où la température a été supérieure à la moyenne. La difficulté de cet indicateur par degré, c'est que d'abord, comme je vous l'ai dit, Il n'est pas aussi facile à comprendre qu'on l'imagine. Souvent, il est relativement trompeur parce que beaucoup de gens s'imaginent qu'on compare à la température extérieure ambiante plutôt qu'à une moyenne annuelle mondiale et aussi parce que, en termes de décision, il permet de procrastination lorsque les chefs d'Etat signent l'accord de paris. En 2015 et s'engage sur une hausse maximale de la température moyenne mondiale de deux degrés d'ici 2100. Ils savaient évidemment très bien qu'ils seront tous morts en 2100 et qu'il n'y aura aucun député d'opposition en 2099 qui viendra les titiller sur l'atteinte de cet objectif. C'est exactement le même problème au niveau des entreprises. La plupart des entreprises aujourd'hui se sont fixées un objectif de neutralité carbone à moyen terme, souvent autour de 2050. Le problème, naturellement, c'est que ça équivaut souvent à reporter le problème. Sur le suivant, le financial Times, il y a quelques mois, s'est amusé à corrélé. Les objectifs de neutralité carbone de plusieurs grandes multinationales avec la durée moyenne que passait à leur tête un PDG. Regardez la première ligne du tableau lafarge grande multinationale française numéro un mondial du ciment, qui s'est fixé un objectif de neutralité carbone pour 2050. Très bien, le problème, c'est que au rythme actuel, d'ici 2050, La farge aura épuisé 13 PDG. Alors est ce que le PDG numéro 12 se sentira lié par les objectifs climats de la PDG numéro 10, qui, elle même, avait été rappelée en urgence par le conseil d'administration après que le PDG numéro neuf a mis les comptes de la boîte dans le rouge. Ce n'est pas garanti. Combien de ces entreprises existeront encore en 2050? Combien auront fusionné ou t'es absorbé par d'autres? On voit tout de suite la difficulté de l'application d'un indicateur climatique au monde économique. Le défi est encore plus grand en matière de biodiversité, puisque, contrairement aux climats qui disposent d'indicateurs synthétiques. L'érosion de la biodiversité peut se mesurer de différentes manières mais ne possède pas d'indicateurs synthétiques aussi aussi maniables que le climat. Pourtant, on s'est tracassé de la paire de biodiversité bien avant qu'on ne se tracasse de la question climatique dès la fin du XIXe siècle. On met en place les premiers parcs naturels, notamment les parcs nationaux aux Etats-Unis, pour précisément essayer de conserver la biodiversité. Et donc, alors que les mesures de préservation et de conservation de la biodiversité sont bien antérieures aux mesures de réduction des émissions de gaz à effet de serre, la biodiversité est plus difficile à saisir. Parce qu'elle ne dispose pas d'un indicateur synthétique est ce qu'on va prendre en compte. La diversité des écosystèmes des espèces, la diversité génétique, tout ça va compter, mais on a beaucoup de mal à l'intégrer dans un même indicateur tout au plus peut on établir qu'à l'évidence la biodiversité s'ode encore plus rapidement que les températures n'augmentent. Un élément fondamental qui va essayer de synthétiser ces différents enjeux. Cela va être les limites planétaires qui vont être développés par un groupe de scientifiques sous la hola de Johan rotr. Il y a maintenant 15 ans en 2009 et en 2009 rotr et ses collègues. Vont identifier neuf limites planétaires qui, chacune, vont indiquer des équilibres à ne pas rompre des seuils, à ne pas franchir pour conserver la planète habitable. Le problème de cette caractérisation initiale en 2009, c'est que. Il n'était pas possible de hiérarchiser les priorités. Et donc l'indicateur des limites planétaires était de relativement peu d'utilité pour la décision économique ou la décision publique, parce que il donnait l'impression que les limites étaient indépendantes les unes des autres et qu'on ne savait pas au fond par où commençait. On ne savait pas que prioriser. Et donc, en 2015, une version révisée de ces nuits de planétaire a introduit une 10ème limite, mais surtout essayer de hiérarchiser les choses en caractérisant le climat et la biodiversité comme les deux limites matricielle. En d'autres termes, nous disent roster et ses collègues. Toutes les autres limites seraient incluses dans la question du climat et dans celle de la biodiversité qui deviennent les deux limites principales. Et c'est la raison pour laquelle, dans secours également, lorsque nous parlerons d'enjeux planétaires, nous parlerons essentiellement de climat et de biodiversité au risque, effectivement. D'occulter d'autres types de pollution qui se trouveraient de ce fait écrasés par le climat et la biodiversité. Une difficulté, néanmoins de cet indicateur, c'est que il peut donner l'impression que le climat et la biodiversité sont indépendantes l'une de l'autre, alors que, bien entendu, Le changement climatique va être un marqueur important de la dégradation de la biodiversité, entraînant notamment des migrations d'espèces, des ruptures de cascades tropiques, tandis qu'à l'inverse, évidemment, la perte de biodiversité va également avoir des conséquences très dommageables pour le climat. La disparition des baleines, par exemple, nous prive de puits de carbone essentiel. De la même manière, la dégradation des forêts nous prive aussi de puits de carbone très important. Et donc ceci pourrait nous amener à conclure un peu trop facilement que. Au fond, climat et biodiversité seraient les deux faces d'une même pièce et que toute politique, toute mesure favorable à biodiversité, soit également favorable au climat et vice versa. Le problème, c'est que les choses sont un peu plus compliquées que cela et que, certes, toutes mesures favorables au climat est également favorable à la biodiversité. Pardon, toute mesure favorable à le bi diversité est également favorable au climat, mais par contre, toute une série de mesures et de projets qui peuvent être utiles pour le climat, pour la transition énergétique notamment, auront parfois des conséquences dommageables en termes de biodiversité. La construction d'une ligne de chemin de fer détruit des écosystèmes. La construction d'un barrage qui permet pourtant la génération d'électricité renouvelable va avoir des conséquences catastrophiques en termes de biodiversité. Évidemment, toute une série d'activités d'extraction nécessaires à la transition énergétique vont avoir des effets dommageables sur la biodiversité. Et c'est ça qui aussi de plus en plus dans nos sociétés, va provoquer toute une série de tensions. Autour des méga bassin autour de la ligne Lyon Turin autour d'une nouvelle mine de lithium dans l'allier. Toute une série de projets pour la transition climatique vont susciter toute une série d'oppositions au nom de la biodiversité et donc une grande difficulté dans la décision. Cela va être d'arbitre entre les questions de climat et de biodiversité en sachant. Que souvent le climat va avoir tendance à écraser la biodiversité pour la bonne et simple raison que nous disposons d'indicateurs synthétiques et maniables pour le climat, alors que nous n'en disposons pas pour la biodiversité, ce qui est évidemment une faiblesse de la biodiversité lorsqu'elle est opposée au climat dans la décision publique ou la décision économique. Mais la grande question, et je vais en terminer par là, la grande question qui va évidemment nous occuper. Pendant ce cours, c'est celle de la compatibilité de ces indicateurs environnementaux avec les indicateurs économiques. Quant aux regards notamment la corrélation entre la courbe du PIB mondial et la courbe des émissions mondiales de dioxyde de carbone. On est frappé de cette corrélation, corrélation qui a évidemment beaucoup à voir avec la croissance continue de la demande énergétique qui induit à elle seule une hausse continue des émissions liées aux énergies fossiles, qui représente à elle seule les trois quarts des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Et donc va nécessairement se poser assez rapidement la question de la croissance et par là même, la question des indicateurs économiques que nous allons utiliser pour mesurer la prospérité d'une économie, le PIB ou pour mesurer la prospérité d'une entreprise, le chiffre d'affaires. Avec la grande question qui aujourd'hui traverse beaucoup des débats économiques, qui est de savoir si la baisse des émissions de gaz à effet de serre doit nécessairement passer par une contraction de l'activité économique ou si, au contraire, il est possible de découpler nos courbes de croissance économique. Avec nos courbes de gaz à effet de serre et, partant, la courbe de notre empreinte écologique. Aujourd'hui, la plupart des pays industrialisés ont entamé la baisse de leurs émissions de gaz à effet de serre. Tout en maintenant un certain niveau de croissance économique. La grande question est évidemment de savoir si ce découplage peut être absolu ou s'il n'est que relatif. En d'autres termes, est-ce que la croissance économique continue à tirer nos émissions vers le haut? Ou est-ce qu'au au contraire, c'est la croissance économique qui va permettre des investissements dans la décarbonation et qui va permettre que nos émissions de gaz à effet de serre baissent plus rapidement encore? C'est évidemment une des grandes questions qui se pose aujourd'hui en termes économiques. Mais je voudrais aussi, lors de secours, que nous puissions l'élargir à la question des indicateurs. Au fond, la question qui nous est posée au xe siècle, ce n'est plus seulement la question de la croissance. En termes quantitatifs, c'est aussi celle de la croissance en termes qualitatifs. En d'autres termes, le plus. Amène t il du mieux et à quelle condition on voit évidemment. Mais c'est un exemple parmi beaucoup d'autres que des pays avec des niveaux de développement comparables ont parfois des niveaux d'émissions tout à fait différents les uns des autres. Comment est ce que ces différences d'un point de vue macro économique, peuvent également se traduire en différences pour l'entreprise? Qu'est ce que ça veut dire aujourd'hui pour les modèles économiques des entreprises? Voilà quelquesunes des grandes questions que nous allons aborder dans ce cours, en sachant évidemment que ces questions centrales. Va être évidemment celle de la compatibilité de l'économie avec ce qu'on appelle désormais les limites planétaires. Je m'arrête ici de manière à ce que nous ayons suffisamment de temps pour vous présenter quelques unes des ressources qui seront à votre disposition sur le Blackboard. Dès la semaine prochaine, vous trouverez certains articles et certaines ressources documentaires, mais qui ce n'ont qu'une de toutes toutes toutes petites parties. Par rapport à ce qui se trouve exactement un étage au dessus de nous.