Economie et politiques de la transition écologique Mais aujourd'hui, nous allons évidemment parler de la manière dont on peut réussir la transition écologique des difficultés et des obstacles qui se posent en ce moment et de la raison pour laquelle cette transition, qui aurait pu au départ apparaître spontanée et naturelle, en réalité, est un sujet profondément politique et donc aussi par nature relativement conflictuel. Alors, lors de cette séance, je ne vais évidemment pas aborder tous les aspects pratiques d'organisation du cours, de modalités d'évaluation, de planning, etc. Nous nous revoyons cet après 12 h à 14 h. Et donc j'aborderai tous ces aspects pratiques et toutes ces questions que vous pouvez vous poser à 14 h. Mais pour cette première séance, nous avons voulu inviter la personne qui a la charge de ces dossiers au sein du gouvernement. C'est à dire espagnol que je remercie beaucoup char, Agnès d'être avec nous pour cette première séance, de manière à vous livrer un peu une vision de l'intérieur de ce que peut être le pilotage de la transition. De combien ça coûte, comment la finance? Quelles sont les difficultés? Quels sont les grands leviers d'action que peut le politique par rapport aux entreprises? Comment les entreprises peuvent, elles contribuer, peuvent elles être motrices de cette transition et ça sera vraiment un des axes majeurs du cours que nous allons avoir ensemble ces prochaines semaines. Mais évidemment se pose la question du cadre réglementaire et fiscal que va t. On mettre comme incitant que va t. On mettre comme règle comme garde fou. Et au fond, la grande question que nous allons nous poser dans ce secours, c'est comment il est possible de réorganiser l'économie en tenant compte des limites physiques de la planète qui concernent le climat, la biodiversité, l'eau ou d'autres ressources. Je ne veux pas être trop long parce que je veux vraiment donner la priorité à l'exposé de madame la ministre et aux questions que vous pouvez lui poser ensuite. Donc je vais d'abord lui céder la parole et ensuite je lui poserai quelques questions pour lancer la discussion. Et puis ça sera à vous, vous pourrez lui poser toutes les questions que vous souhaitez. Agnès, merci beaucoup. J'ai de la parole. Bonjour mesdames et messieurs, chers étudiantes et étudiants, je pose quand même mes notes va être plus facile, mais je. Je voulais faire effectivement un propos introductif en vous désir d'abord comment je m'adresse à vous. Je m'adresse à vous d'abord comme une ancienne élève de cette école. Je suis rentré en 1992 dans cette école et j'en suis sorti en 1995. Ça fait quand même 30 ans. J'insiste sur le fait que je n'ai pas eu une ligne de cours, pas une conférence sur le sujet que vous abordez aujourd'hui en 92, j'interviens ici comme ancienne dirigeante d'entreprise dirigeante de business sunni dans le secteur automobile, dans une boîte dans une entreprise mondialisée dirigeante d'une entreprise de taille intermédiaire dans le monde des services, en l'occurrence des loisirs. J'interviens ici comme négociatrice pour la France de toutes les négociations climat. Et depuis l'année dernière, des négociations autour de la biodiversité, la lutte contre les pollutions, encore récemment, la négociation plastique et donc comme témoin et observateur de la géopolitique des négociations autour de l'écologie, ce très instructif sur les dynamiques géopolitiques autour de ces sujets et à titre, je peux aussi répondre à vos questions. Et puis j'interviens aussi comme ministre du sujet. Mais mon propos n'est pas de faire de la politique aujourd'hui. Mon propos est plutôt de vous transmettre, peut être un témoignage principal et une vision dont j'espère que elle vous frappe peut être avancer dans votre réflexion sur ce qui se joue aujourd'hui sur le sujet de l'écologie. Et donc, c'est évidemment avec un sentiment d'urgence et de gravité. Mais aussi une certaine forme de confiance dans l'avenir et dans la génération que vous représentez que je m'adresse à vous aujourd'hui. Je n'ai pas vos besoin de vous dire qu'on vit une époque charnière. Vous l'avez vu sur le terrain il y a quelques jours. Je pense que si vous avez été ce que j'ai compris sur la mer de glace ou si vous avez pu observer la mer de glace, échanger avec des glaciologues, vous avez une sorte de réalité puissante qui s'impose concrètement physiquement sensiblement à vous. L'écologie, ce n'est pas une option politique parmi d'autres, ce n'est pas un supplément d'âme, une question de communication. C'est devenu un enjeu existentiel pour nos sociétés, pour notre démocratie et évidemment pour les entreprises. Et il y a une lecture qui est un peu difficile, mais que je trouve extraordinairement intéressante et. Utile que j'ai faite récemment qui me semble poser assez bien les termes du débat, c'est celle du philosophe pierre charbonnier qui dit au fond, pendant deux siècles, nos économies ont reposé sur l'abondance et en particulier au sortir de la deuxième guerre mondiale, l'illusion que les ressources naturelles étaient inépuisables, que la croissance pouvait s'affranchir de ce qui n'était pas encore les limites planétaires puisqu'elle n'était pas perçue comme telle et que cette abondance était la condition d'une paix durable. C'est à dire qu'au fond, le spectre de la guerre et des horreurs post 105 et deuxième guerre mondiale en moins d'un siècle, a amené une sorte de point d'équilibre ou de. Contrat social peut être pas totalement verbalisé qui dit, on va s'appuyer sur l'abondance des ressources pour créer une paix qui repose sur une croissance et une prospérité que nous créons pour les pays qui ont été parties prenantes de cette guerre. Et c'est pour ça qu'il est si difficile de penser. La transition écologique, c'est que au fond, cette paix carbone, elle est aujourd'hui remise en cause et que la trêve écologique est illusoire, que la transition écologique devient un impératif catégorique, un impératif stratégique pour les états évidemment, mais aussi évidemment pour pour les entreprises et que nous rentrons aujourd'hui dans une nouvelle ère, une ère de l'écologie de guerre. Non pas une guerre contre la nature, mais une lutte pour préserver les conditions même de la vie, une réorganisation radicale de nos sociétés pour rester dans les frontières du du possible. Et quand je fais le lien entre cette cette paix qui a été les conditions d'un progrès social massif et l'utilisation de ces ressources naturelles et de cette paix carbone, je positionne tout de suite le dilemme dans lequel nous sommes, c'est à dire que politiquement, si je m'arrête un instant sur ça, il est difficile pour la gauche de penser l'écologie parce qu'elle remet en cause ce contrat social de partage et de progrès social et remet en difficulté la droite parce qu'elle pose la question du devenir de la création de valeur économique. Et nous sommes dans cette transformation ou c'est. Peut être à notre génération, mais a t, elle failli pour interrogation et à votre génération qui, de toute façon, prendra de face le problème qu'il appartient de réinventer les paradigmes politiques économiques entrepreneurial de ce qui est un équilibre du un équilibre entre utilisation des ressources, création de valeur et partage de cette valeur entre les différents acteurs, les différentes parties prenantes. Donc, je l'ai dit, la transition écologique est désormais un impératif stratégique et un champ un sans un champ de tension géopolitique. L'exemple le plus marquant, c'est le choc énergétique issu du conflit russo ukrainien en 2022, qui a brutalement mis en lumière notre dépendance aux combustibles fossiles. Et conduit des politiques européennes à réorienter leurs priorités vers la souveraineté énergétique. Et c'est plus qu'une injonction morale. C'est une exigence de réalisme écologique, une politique de transition qui intègre face aux crises la dimension sécuritaire et une dimension collective, une dimension d'indépendance. Et dans cette dimension d'indépendance, il y a une dimension d'indépendance politique. Lorsque vous êtes dépendant des énergies fossiles, comme l'est la France aujourd'hui à quatrevingt-dix-neuf pour 100 et que parmi vos principaux fournisseurs d'énergies fossiles, il y a au hasard un certain nombre de pays du golfe, la Russie, les états-unis. Vous voyez bien que ce que vous portez par ailleurs comme valeur de démocratie libérale, peuvent être écorné, érodé, affecté par ce niveau de dépendance. Majeur. Donc, derrière même la question du modèle économique, il y a la question des valeurs que nous voulons porter ou la question de la société et de ce que nous portons très fondamentalement politiquement, la belle politique. Alors, qu'est ce que cela veut dire pour les entreprises? Selon la banque centrale européenne, j'aime beaucoup ce chiffre 72 % des entreprises de la zone euro, soit environ 3 000 000 d'entreprises dépendent de manière critique des services écosystémiques et seront confrontés à d'importants problèmes économiques en raison de la dégradation des écosystèmes dépendent de manière critique, pas un peu pas beaucoup de manière critique 72 % des entreprises en France, on estime à 49 000 000 000 d'euros par an les efforts des services rendus par la nature. Et la banque de France évalue à 42 les actions et obligations détenues par des entreprises françaises dépendant fortement ou très fortement des services rendus par la nature. Ces chiffres, ils n'ont pas été établis par des fin. Tan positionnés à gauche, ce sont des chiffres de la banque centrale européenne, de la direction du trésor qui ne sont pas connus pour être de dangereux gauchistes. Dans ce contexte, il est intéressant de regarder comment réagissent les grandes puissances économiques. Alors vous avez deux modèles intéressants. Vous avez un premier modèle, qui est la Chine. La Chine a une construction de sa transition écologique qui est extrêmement ordonnée. La Chine aujourd'hui ne le dit pas mais aurait atteint son pic d'émissions de carbone et. Elle s'est donnée pour objectif de le faire avant 2030. Nous sommes donc en 2025, la Chine a l'habitude d'atteindre ses objectifs général cinq ans avant les dates limites, qui est tout à fait intéressant quand on est l'union européenne tendance. Voilà, vous m'avez compris. Et donc la Chine a mis en place un plan de décarbonation qui est absolument massif. Contrairement à moi, ce que j'entends, mais pourquoi nous, on ferai des efforts et la Chine ne ferait pas d'efforts. La Chine fait des efforts, elle le fait parce qu'elle a compris que c'était une question existentielle. La région de Beijing devient invivable dans les trajectoires du scénario central du GIEC à horizon de 1070 2100 pour des raisons de concentration, d'humilité, de chaleur, etc. En tout cas, une partie de cette cette région, elle le fait parce qu'elle a compris qu'il y avait un enjeu qui. De part de marché et de souveraineté qui était absolument massive derrière cette transition écologique. Elle le fait sous la pression de sa population qui est capable d'accepter un haut niveau de contrôle, mais qui n'acceptera pas certaines choses, et notamment dans les conditions de vie actuelles ou avenir pour les générations futures. Et elle le fait en étant capable, par exemple, de déployer à il seul 50 % des énergies renouvelables qui ont été déployées dans le monde entier. 50 %. Donc oui, la transition écologique est un enjeu de géopolitique. C'est un enjeu d'économie. C'est un enjeu de souveraineté. C'est un enjeu d'indépendance et c'est un enjeu de puissance. Deuxième modèle, les Etats-Unis, vous me permettrez de me placer, on va dire post élection présidentielle, même si je serait faux de dire que il n'y avait pas les ferments de ça avant nous sommes dans une économie de la prédation, une économie de la prédation. C'est une économie qui dit oh, tu rares m'intéresse beaucoup. Donc on va pour avoir accès à terres rares ou mé gissement fossiles. Je vais en faire le maximum et je vais drill le baby drill. Mais c'est une autre réponse à cette question de comment accorder une création de valeur et une paix sociale qui est fondée sur l'abondance et une raréfaction de l'accès aux ressources naturelles. C'est une autre façon de l'exprimer. Et donc l'union européenne. A fait des choix, des choix, de tracer une trajectoire des choix, de normaliser beaucoup les choses. Le green deal que j'ai finalisé parce qu'il se trouve que j'étais la présidente du conseil des ministres de l'environnement, du conseil des ministres de l'énergie et du conseil des ministres de la compétitivité en 2022. Au moment ou après, la présidence était française et j'ai fermé les textes européens sur le green deal. C'était 3500 pages de législation qui, secteur par secteur, sujet par sujet, essayer de donner une trajectoire, alors probablement avec plusieurs spécificités très conforme à notre modèle social économique, un recours à la norme élevée. Une ambition affirmée qui est souvent un peu au dessus de ce qu'on est réellement capable de faire. Donc, je vous disais, les chinois ont tendance à sous estimer leur objectif pour sur délivrer risque que les occidentaux sur estiment leurs objectifs pour sous délivrer, mais créer cette tension et cette ambition et et faire en sorte qu'on progresse plus vite. Et puis l'europe, c'est quand même, c'est quand même des des résultats. C'est des émissions de gaz à effet de serre qui ont diminué de 37 % en 33 ans et qui ont diminué de 37 en 33 ans, alors même que le pi a augmenté de 68 sur la même période. C'est à dire que par rapport à tous les prophètes de malheur qui nous expliquaient, que il n'y avait pas de en tout cas que décarbonation est nécessairement synonyme de misère, non? C'est pas ce qu'on montrait ces 30 dernières années. Et finalement, c'est un élément signifiant. Voilà donc le grand cadre de départ que je voulais vous donner à l'intérieur de ce cadre. Je pourrais revenir sur le cynisme d'un certain nombre de pays dans les négociations internationales mal, mais mais en fait, ce qu'il faut savoir, ça sera peut être le dernier élément du cadrage, c'est que vous n'avez pas un seul pays qui n'est pas conscience du sujet, que ces réponses paraissent contradictoires avec l'importance du sujet et peut arriver, mais vous n'avez pas en fait, lorsque vous êtes dans des négociations internationales, vous êtes dans des négociations. Les gens sont très fortement conscients sur le sujet, le seul sujet, le problème, mais qui est un problème assez qu'on trouve, c'est la répartition de l'effort. Et c'est qui doit faire l'effort et qui doit le financer et vous retrouver ce que nous on trouve dans notre société, c'est à dire pourquoi ça serait les ménages qui payeraient pourquoi ça serait les pauvres qui payeraient pour les riches. Vous avez exactement la même chose. Vous avez des et états qui vous disent pourquoi je vais payer pour vos 200 ans de révolutions industrielle et de création de valeur qui vous ont mis parmi les pays les plus riches du monde. Alors que moi, je suis dans l'impasse de votre fait pays riche de votre fait et quand vous vous êtes confronté à des pays les plus vulnérables en Afrique où vous êtes confronté à des pays à revenus intermédiaires qui vous dit mais moi, j'ai pas signé pour que ma population reste pauvre longtemps. J'ai des ressources fossiles, vous les avez utilisées très bien. Eh bien, moi, je suis les utiliser parce que je ne suis pas encore arrivé à votre niveau de développement et qu'il n'y a aucune raison que ce soit ma population qui fasse le sacrifice. Vous êtes dans un sujet de théorie des jeux qui est très clair, ce n'est pas du cynisme CRA. C'est une vraie question de comment on répartit l'effort en équité entre les pays et on trouve des chemins, effectivement pour concilier développement économique. Et quand je parle de développement économique, ce sont vous avez 800 000 000 de personnes dans le monde qui n'ont pas accès à l'électricité. C'est du développement économique basique. C'est comment l'inde est capable de donner à sa population qui est la plus nombreuse au monde des perspectives de vie dignes. Et effectivement, l'inde est un pays qui est en négociation est très difficile en ce moment parce qu'il estime que c'est un peu les pays occidentaux qui les a mis dans la panna aujourd'hui et qu'il n'y a pas de raison de sacrifier. C'est plus d'un milliard de populations. Je reviens. Au cadre des défis que vous vous aurez à relever puisque si vous êtes, vous avez choisi ce cursus, c'est a priori avec l'ambition derrière, même si, pour être honnête, moi, quand j, je choisis cursus, c'était surtout parce que ça, m. Ouvrait le maximum de portes que je n'étais pas très au clair sur ce que je voulais faire. Donc je peux reconnaître cette possibilité, c'est d'avoir des rôles de responsabilité dans l'entreprise. Donc premier élément, la décarbonation n'est pas synonyme de décroissance. Ce n'est pas vrai. C'est montrable d'un point de vue macroéconomique, je l'ai dit, c'est aussi un point qui se montre au niveau des entreprises, c'est à dire les entreprises qui sont aujourd'hui engagées dans la transition écologique crée deux fois plus d' plan d'emploi que les autres. Donc il y a des modèles qui fonctionnent, qui. Et la France d'ailleurs, dispose aujourd'hui d'une des industries les plus bas carbone d'Europe. Plus de 35 % de la consommation énergétique de l'industrie repose aujourd'hui sur l'électricité qui est carbonée à 95 grâce à la relance du nucléaire, aux énergies renouvelables et à d'autres leviers. C'était un avantage considérable compétitif et nous devons le conserver. Et il y a plusieurs leviers qui sont à notre portée, l'électrification des procédés industriels, quand cela est possible, la dé fossilisation de notre économie parce que dans les énergies renouvelables, il n'y a pas que le photovoltaïque et l'éolien. Il y a l'hydraulique, il y a la chaleur renouvelable, il y a la géothermie, il y a le bois énergie. Donc il faut vraiment sortir de ces carcans et de ces idées reçues sur les leviers. Il y a un deuxième levier qui est le développement de la capture carbone et du stockage et de l'utilisation du carbone. Il y a un troisième levier qui est un peu moins pris en compte aujourd'hui, mais qui commenç à émerger qui la mobilisation des puits carbone. C'est le premier défi, c'est la décarbonation que les entreprises auront amené aux côtés des états. Le deuxième défi, c'est celui de la lutte contre l'effondrement de la biodiversité et contre les pollutions. Et là, le maître mot me semble t. Il, c'est la sobriété. Ça marche aussi dans l'énergie. La décarbonation est ce que c'est le meilleur sobriété, c'est, c'est à dire le fait de ne pas utiliser une énergie inutilement ou c'est le meilleur investissement que vous puissiez faire. Mais c'est particulièrement vrai dans la lutte contre l'effondrement de la biodiversité et contre les pollutions, mieux utiliser les ressources, réduire la toxicité des matières utilisées, produire moins de déchets, développer davantage l'économie circulaire en réutilisant avant que de recycler on est bien dans des enjeux de productivité pour les entreprises, on est dans des enjeux de modèle d'affaires et pour vous donner aussi un chiffre qui n'est pas inintéressant. La France a l'objectif d'améliorer de 30 depuis 2010 sa productivité matière et nous sommes en passe de tenir cette trajectoire et pas avec c ans de retard, ce qui est plutôt une bonne nouvelle. Le troisième défi que j'identifie, il est plus immatériel, il est moins palpable. C'est celui des prises de conscience. Si l'histoire a montré que le génie français se réveille quand le pays est dans des situations de crise, enfin, il serait temps qu'il se réveille quand il est au pied du mur. Il me semble que l'urgence écologique est clairement l'un de ces murs. Et ce qui est essentiel, c'est comment on transforme cette urgence en ultimatum positif, en volonté d'avancer en énergie positive. Rien n'est pire aujourd'hui. Et c'est un des éléments aussi qui rend difficile politiquement la conduite de politique de transition écologique. C'est d'enfermer des gens dans des non solutions. Vous êtes un ménage modeste. Vous habitez dans une périphérie de grandes villes. Vous l'avez fait parce que c'est comme ça que votre ville a été aménagée. Et c'est là ou vous avez trouvé une maison à un prix qui était compatible avec vos revenus. Et on vous dit, bonne nouvelle, ta maison consomme énormément de fioul ou de gaz. Franchement, c'est mal. Et par c'est une passoire thermique. Oui, elle a été construite dans les années 70 au début des années 80 et utilisé ta voiture pour tes transports, y compris pour amener les enfants à l'école ou pour aller voir mamie à l'ad. Je pensais pas, c'est pas sérieux. Si cette famille n'a pas de solution, vous l'enfermer dans un dilemme ou elle ne peut réagir qu'avec de la frustration et de la colère. Et donc dans la volonté d'action, c'est comment on donne les moyens à tout à chacun. D'être acteur de cette transition écologique. C'est évidemment un défi des politiques, mais c'est un défi dans l'entreprise, c'est à dire comment vous futurs dirigeants à vos différents niveaux, unité de recherche, patron du marketing, etc. Vous donnez les moyens à vos équipes d'être acteur de cette transition et pas juste enfermé dans un dilemme ou dans une injonction paradoxale. Plus largement. Lorsque on est dans dans ce contexte de responsabilité en entreprise, il est clair que la responsabilité sociale et environnementale, ça peut pas être un gadget. Ça peut pas être une case qui cochée dans un rapport annuel. Ça doit être la colonne vertébrale de la stratégie de l'entreprise, parce que aujourd'hui, la question de l'accès aux ressources, la question de la résilience des chaînes d'approvisionnement. La question de l'impact du dérèglement climatique sur vos activités peut être une question profondément existentielle pour votre entreprise. Je rappelle 72 des entreprises dépendent de manière critique du bon état des écosystèmes naturels. Et donc les entreprises qui refusent d'intégrer cette exigence matériellement mathématiquement ont vocation à disparaître. C'est leur choix. Celle qui embrasse cette exigence a priori sont en en capacité d'ouvrir des voie nouvelles, d'inventer des modèles sobres et résilients et d'être ses piliers d'un avenir, d'un avenir durable. Et dans context contexte. Il y a des vraies questions d'ailleurs, c'est une question que j'avais posée à vos petits collègues de l' sec. Je n'ai pas eu la réponse. Je la posé solennellement ici à c. C'est quoi le marketing dans un monde de sobriété? C'est quoi le marketing dans un monde de sobriété, c'est quoi l'économie des plateformes dans un monde de sobriété? C'est quoi l'utilisation de l'intelligence artificielle dans un monde de sobriété? Ça c'est des vrais sujets concrets que vous allez avoir. Maintenant. Enfin, moi, à mon époque, on apprenait le Mercator, on avait le publicitaire, les grands auteurs, et on nous apprenait à faire du marketing avec du ciblage du ciblage des clients. Alors la catégorie des jeunes machins les revenus et puis ont développé des stratégies marketing pour leur vendre plus de choses possible. Mais c'est quoi aujourd'hui le marketing dans un monde de sobriété, c'est une bonne question. C'est quoi d'ailleurs, un modèle économique dans un monde de sobriété. Et ça, c'est une question assez fondamentale dont je pense qu'il est urgent que les écoles de commerce, comme on dit, se saisissent c'est plus facile d'être dans le monde de l'ingénierie, parce que dans l'ingénierie, on vous dit comment tu me développes une énergie renouvelable, comment tu me développes un moteur qui consomme moins d'essence, etc. Vous pouvez avoir des des objets qui sont plus évidents, mais profondément dans le monde de l'école du commerce. Comment on met la sobriété au cœur du modèle économique de l'entreprise, fonction par fonction fonction commerciale, la fonction marketing, la fonction de publicité, le conseil. Très bonne question. Dans dans ce contexte, je vais conclure sur ça. Vous avez au fond la chance d'entrer dans un monde professionnel à un moment où les règles du jeu se récrivent. Vous n'êtes donc pas du tout condamné à reproduire les modèles du passé. Vous pouvez d'ailleurs probablement être les bâtisseurs d'un modèle ou l'économie est réconciliée avec les limites planétaires et ou la prospérité n'est pas fondée sur le gaspillage, mais sur la sobriété, la coopération et l'innovation. Et au fond, un des enjeux de votre formation, c'est de vous donner les moyens d'avoir le courage, d'assumer cette responsabilité. L'audace, de dire que certaines pratiques ne sont plus tolérables, mais d'être capables d'avoir une alternative et de démontrer que l'écologie n'est pas une contrainte, mais la condition même de la liberté de la prospérité future. Ce monde que vous allez diriger dépend des choix que vous allez préparer aujourd'hui. C'est pour ça que ce démarrage de votre formation est intéressant. Jusqu'au fond. Vous êtes ici dans un espace protégé ou vous pouvez tester, inventer, critiquer, dialoguer. C'est évidemment une responsabilité immense et c'est aussi, et je pense qu'il faut le regarder du côté vers à moitié plein. C'est un projet absolument passionnant et mobilis qui fait pas seulement appel à une intelligence analytique, comme souvent la mesure dans les concours, mais aussi à la créativité, à vos aptitudes sensibles et émotionnelles. Et donc j'aurai envie de vous dire que c'est dans cet esprit, il faut probablement vivre la suite de votre scolarité et essayer de nous aider à construire à nous générations qui a peut être. Failli sur le traitement de cet enjeu. Et encore une fois, moi, je n'ai pas eu une ligne de formation sur le sujet lors de ma singularité. Et ce n'est pas du tout un reproche parce que je pense qu'à cette époque là, ce n'était pas, c'était pas la seule école. Et j'en ai fait plusieurs. On n'avait pas une ligne sur le sujet. Et aujourd'hui vous avez la chance d'être au cœur de la bataille et c'est probablement vous qui pouvez en écrire les meilleurs chapitres. Merci à tous. Merci beaucoup, madame la ministre. Avant de donner la parole aux étudiants et aux étudiantes, quelques questions de ma part. Pour un peu approfondir le propos, vous avez donné une teinte très géopolitique à votre exposé. Vous avez évoqué la situation de la Chine, celle des Etats-Unis. Il y a et je suis souvent frappé cela. Il y a ce sentiment diffus dans l'opinion en France que nous serions les seuls à agir, que nous serions le pays le plus vertueux du monde et que, au fond, le reste du monde se fiche un peu de l'écologie. Tout ce sentiment ressenti par beaucoup qui je pense, est une des difficultés du moment que, au fond, nous nous punir nous mêmes que nous serions plus catholiques que le pape. Si vous me passez la trivialité de l'expression, comment est ce qu'on explique ce sentiment qu'au fond, nous serions les seuls à agir. Beaucoup de gens, par exemple, ne sont pas du tout au courant de la situation en Chine et restent convaincus que les émissions chinoises sont encore complètement hors de contrôle. Alors je pense qu'il y a toujours eu une petite forme d'arrogance de la part des pays occidentaux qui pensent être le phare sur la planète. Donc il faut effectivement se prémunir contre contre cette difficulté. Il y a aussi. La réalité d'une Chine qui est aussi le plus grand développeur de charbon dans le monde. Je dire que si, en fait, les réalités de chaque état sont très paradoxales, chaque état est dans une tension permanente entre l'économie d'hier et l'économie de demain et la difficulté. On peut penser qu'en fait le point b vers lequel on souhaite arriver, qui est un point d'équilibre où on trouve des modèles économiques sociaux, un contrat social qui fonctionnent dans une économie ou dans une écologie équilibrée est un est un monde ou l'acceptabilité sera élevée et tout le monde y trouvera son compte. Le point a, on le connaît. C'est cette économie de l'abondance qu'on a tous connu avec ses défauts et ses qualités. Et c'est le passage de l'un un autre qui est très compliqué. Et dans chaque pays, vous avez cette expression ou la Chine est à la fois le plus grand développeur d'énergies renouvelables. Mais le plus grand développeur avec l'inde de charbon ou Lula au Brésil est à la fois un des grands, un des grands porte parole. On va dire en Amérique latine deux et il accueille la cop, d'ailleurs, accueille la cop cette cet hiver. Et donc porte le combat de la décarbonation, mais dit très clairement qu'il va redévelopper de nouvelles licences et de nouvelles explorations de pétrole et en fait, chaque pays et confronté à ce dilemme du passage de l'économie ancienne avec ses points d'équilibre, ces perdants, si on. Transition et vers une économie nouvelle. Et comme on voit bien ce qu'on perd, mais qu'on voit pas bien ce qu'on gagne, il est évidemment très confortable d'aller chercher des excuses pour ne pas agir ou des boucs émissaires. Et on a tous nos bous émissaires. Donc nous, c'est la Chine facile ou l'inde si on veut. Mais du point de vue de l'inde, le bouc émissaire, c'est l'occident, c'est leur faute. C'est notre faute. Donc on a ces mêmes tensions dans chaque pays. Et je pense que la responsabilité de personnes, de jeunes qui ont vocation à être bien formés, c'est d'ouvrir grand les yeux, d'ouvrir grand les yeux de pas se raconter d'histoire. C'est d'avoir de la lucidité sur ce qui se passe dans le monde. C'est une des chances, d'ailleurs qu'offre à aussi de partir à l'international de manière obligatoire et pas seulement dans des pays qui nous ressemblent beaucoup, mais bien au delà. Et je pense que c'est absolument quelque chose à saisir. Comprendre combien fonctionnent les bris aujourd'hui est essentiel pour comprendre le monde. Ça n'a rien à voir avec l'occident. Et c'est et c'est une transformation absolument massive en 10 ans ou en cinq ans, c. Ça, c'est visible à l'oeil nu. Et ces pays ont des revendications très fortes parce que ils tirent pour pouvoir sortir leur population et les faire accéder à une sorte de classe moyenne. Il tirent énormément sur le modèle écologique, je dire sur la ressource naturelle, etc. Et en même temps, ils savent mieux que nous. Quand on s'est développé toutes les limites de ce que veut dire cette croissance, et ils ne sont pas idiots, vous n'avez pas un dirigeant autour de la planète qui est idiot. Ce n'est pas vrai. Vous pouvez avoir des cyniques, vous n'avez pas des idiots, vous en avez tête, mais ce n'est pas sur représenté. Et là sur a toujours quelques idiots sur cette, sur cette difficulté qui est qu'on a parfois du mal à identifier ce qu'on gagne. On voit bien que la commission européenne est pour le moment en train de passer du pacte vert, un pacte de compétitivité. Et on voit bien aussi toute une série de voix qui dénoncent le fait que les réglementations environnementales et globalement la transition. Serait un frein à la compétitivité et qu'il y a cette peur du déclassement industriel de l'europe, cette peur dans la compétition internationale qui est exacerbée, comment est ce qu'on combine ces questions de transition et de compétitivité? C'est une question évidemment très importante pour des étudiants dont beaucoup travailleront en entreprise. C'est une question aussi que vous avez dû aborder quand vous étiez ministre de l'industrie et et avant d'occuper vos fonctions actuelles, comment est ce qu'on articule les deux? Alors d'abord, il ne faut pas qu'il y ait plusieurs choses. Il y a une première chose qui est que l'écologie ne doit pas être le prétexte ou là aussi le bouc émissaire d'un problème de compétitivité qui est plus fondamental en Europe. Si on découvre qu'en Europe, le coût du travail est plus élevé que dans d'autres, sous d'autres latitudes. Que le coût du foncier est plus élevé que la fiscalité est plus importante. Tout ça n'a rien à voir avec l'écologie. Pourtant, c'est des enjeux de compétitivité. Moi, quand j'étais à l'industrie, mon sujet, c'était rarement des politiques écologiques en termes de compétitivité. C'était des questions comme je l'ai exprimé de coup du travail de coups de voilà donc ça, c'est le premier point. C'est à dire que c'est parfois un prétexte un peu facile pour exprimer des problèmes de compétitivité qui sont plus fondamentaux. La deuxième chose, c'est qu'en revanche, et ça, c'est vraiment très, c'est très exact. C'est que dans la déclinaison de notre politique écologique, on a créé des normes qui sont objectivement, parfois absolument incompréhensibles vers la directive sur les espèces protégées. C'est quand même très compliqué quand vous avez un projet à mener. C'est très, c'est très factuel. C'est très factuel. Moi, j'ai été, je l'ai dit, dirigeant d'entreprise. Il m'est arrivé sur un projet très basique de d'installation. Donc c'était un renouvellement d'une installation que j'avais déjà qui partait du même point de départ qui arrivait au même point d'arrivée et qui devait recevoir son autorisation environnementale. Et dans le cadre de cette installation, il y avait la question de couper quelques arbres, évidemment, tout était compensé, etc. Et en fait, mon chef de projet m'appelle en disant j'en peux plus. J'ai passé deux heures avec tous les services de l'état l'onf le service incendie, le service de l'ad réal le service, et je ne sais toujours pas à quelle hauteur je dois couper les arbres. Parce que le gars en charge de la biodiversité dit oui, mais alors si tu le coupe trop machin l'ombre, le gars des incendies dit gentil, mais il faut pas que ça prenne feu. Le gars de l'ad réal dit oui, mais au regard de le règlement machin urbaniste, ta tata, ça ne marche pas ton truc. Et donc on était en train de discuter entre faut il couper à 90 cm ou faut il couper à un mètre vin. Et donc vous aviez l'équipe par m 20, l'équipe à mètre, 10, l'équipe par mètre et l'équipe 90 cm. Je raconte cette anecdote parce qu'elle est vraie, elle est vraie et je trouve qu'elle est très représentative de comment, en croyant faire de l'écologie, on fait surtout de la bureaucratie et du grand n'importe quoi. Alors pourquoi c'est difficile en même temps de mettre l'écologie en orbe parce que l'écologie, ça part du vivant. J'ai été quelques mois, ministre en charge ministre délégué en charge de l'agriculture sincèrement mettre dans un décret. À quelle date il faut couper les ou il faut faire un amendement nitrate dans les champs. Dans un monde où vous avez un ou le climat est en train de se détraquer. C'est totalement absurde. C'est à dire que le vivant ne se laisse pas enfermer dans les normes. Et c'est là où on a une naori politique. C'est comment on arrive à passer d'une logique. On dit ça doit être comme ça. Et puis vous avez des grandes verticales et un joli jardin. La française bien ordonné et en fait le vivant en soi ne se met pas dans des décrets. Et par ailleurs, la transformation auquel on fait face fait que les écart types par rapport à la moyenne auquel on était habitué est en train de s'élargir. Et donc couper une haie avant le 30 mars. C'est complètement absurde. Si le printemps est rapide et que les oiseaux arrivent avant le 30 mars et c'est. Complètement absurde. Si l'hiver est dure longtemps et que le printemps démarre au 30 mai, je suis un peu caricatural, mais c'est vraiment ça, l'esprit dire qu'il est interdit de faire des amendements à telle date alors qu'on peut les faire alors que dans les 15 jours, on a le droit de les faire. Vous avez une inondation, c'est complètement absurde. Ce sont des choses que j'ai vécu. Ce sont des exemples basés sur sur le réel. Et donc là, il y a probablement une transformation à faire est passée sur la contractualisation qui est de dire quels sont les résultats qu'on recherche avec un agriculteur. C'est quoi le résultat qu'on cherche? On cherche à produire des choses utiles pour nourrir nos populations utiles. Ce n'est pas important, utile et qui se fasse avec un moindre impact environnemental. Et donc, en fonction de ça, je définis ta rémunération et je te fais confiance sur. Ton itinéraire technique, les moyens de le faire. Mais comme je ne suis pas naïf, la confiance n'exclut pas le contrôle. Et c'est probablement vers ces modèles qu'il faut aller. Et c'est vrai qu'aujourd'hui on ne les a pas définis comme tel. Donc il y a un vrai travail de simplification à faire. Et il y a un vrai travail de contrat à passer avec les agriculteurs, avec les pêcheurs, avec les entrepreneurs, en disant c'est ça le cadre. Et puis maintenant, si tu tiens pas tes objectifs écologiques, on tape, si tu les tiens, qui continue à définir la manière de faire en sachant qu'il y a de plus en plus de réticences quand on fait de qu'on oui, mais pour le coup, moi, je suis, je pense pas du tout que les français sont averses à l'écologie. Ce n'est pas vrai. D'ailleurs, la polémique sur la loi du plan en a été un exemple patent. J'ai toujours porté que j'ai été contre. Réintroduction des néonicotinoïdes. Je ne vais pas revenir sur cet épisode qui a défrayé l'été, mais peu importe ce qui a été exprimé là, c'était que les français et les français, ils étaient attachés à la qualité de leur santé, à la qualité de l'environnement et ça a été peut être la goutte qui a fait déborder le vas. J'en sais rien. Mais il y a eu clairement une manifestation forte de gens de tous les horizons, tous les horizons pour dire non, moi, je ne suis pas à l'aise avec ça. Donc le backlash écologique, je suis beaucoup plus modéré que ceux qui parlent du backlash écologique. Je pense que ce que les gens ne supportent pas, c'est le côté arbitraire et mathématique de la sanction, c'est à dire dans un monde complexe. La sanction. Si elle tape sur des gens, qu'on fait des efforts et qu'elle laisse passer des gens qui n'ont pas fait d'efforts, vous avez un sentiment de colère, de frustration et d'injustice qui nourrit effectivement ce back lâche probablement une dernière question avant de passer la parole aux étudiants, qui est une question un peu intéressée. Vous avez rappelé qu'au cours de votre scolarité ici, on ne vous a jamais parlé de ces sujets ici, évidemment, l'école a évoluer les étudiants qui commencent leur scolarité à HC, ont commencé avec un séjour à Chamonix, une conférence, d'autre part, puis un cours magistral sur la transition. Et donc il y a évidemment un certain contraste pour autant reste des questions fondamentales. Vous avez évoqué celles du marketing dans un monde de sobriété, il y a toute une série d'autres questions qu'on pourrait décliner sur sur la finance, sur les chaînes de valeur, etc. Quel peut être le rôle d'une école de commerce, d'une école de gestion dans la transition ou alors, d'une certaine manière, qu'est ce que vous auriez aimé qu'on dise à la jeune étudiante que vous étiez dans les années 90? Ici avec votre expérience d'aujourd'hui, je pense qu'il y a deux choses. D'abord un, j'aurais aimé clairement qu'on m'explique comment on met la question de la durabilité au cœur de la stratégie de l'entreprise et ensuite on le décline par secteur de spécialisation. Et ça clairement, ce n'était pas la RSE était vraiment en surplomb et un peu à côté, c'était le supplément d'âmes à l'époque. Et puis elle était très aussi sur la gouvernance qui était très important et sur le social et pas que sur que sur l'environnement. Et puis la deuxième chose, c'est que je constate. Qu'en fait, il y a un vrai paquet technique sur ce qui'est la biodiversité, ce que sont les pollutions, ce que c'est que l'énergie, l'énergie, c'est un sujet complexe, mais en fait, une fois qu'on vous l'a expliqué, ça va. Vous avez fait des intégrales, des probas, des machins. Il n'y a aucune raison que, mais voilà. Il faut prendre le temps de se former à ça, mais vraiment sur un paquet technique de type un peu ingénieur. Et ça ira très bien, mais il faut le faire parce que il y a une on voit très clairement la différence dans les décideurs publics et privés entre ceux qui ont ce bagage là et ceux qui ne l'ont pas. Et je vais même et et. On s'en est parlé avec des ministres de l'écologie parce que nous, quand vous devenez ministre de l'écologie, vous en mangez des rapports, des alertes, des trucs de si vous êtes un peu boss, sœur, voilà vous. Il n'y a pas un ministre de l'écologie qui soit rentré au ministère de l'écologie qui sort pas du ministère de l'écologie changé parce que quand vous faites matin 12 h et soir du dérèglement climatique, de la lutte contre les pollutions, pollution de l'air, pollution de l'eau, pollution, PFAS, pollution, micro plastique qu'effondrement de la biodiversité 70 de la biomasse animale a disparu depuis les années 70. Des choses comme ça. Vous pouvez pas sortir pareil. Donc, arriver à faire que cette école vous passe le bagage scientifique et c'est absolument essentiel qu'il soit scientifique parce que on l'a vu. Je reviens sur la loi du plan, la manière dont. D'un côté comme de l'autre, on est capable de raconter n'importe quoi sur un sujet un peu polémique et de transformer la vérité dans une forme d'incapacité à penser la nuance. Donc c'est essentiel que vous ayez ce bagage scientifique solide et une capacité sur la base de ces données scientifiques, à vous forger votre propre opinion sur les enjeux qui sont devant nous et en acceptant une chose, c'est que le niveau de connaissance sur ces sujets là est loin d'être complet. Il est loin d'être complet en cinq ans. Si vous prenez des études sur, par exemple sur l'impact des microplastiques et la santé humaine, on a des intuitions, des sino faibles, mais on n'a pas des études de cohorte sur 10 ou 15 ans qui nous permettent de très clairement dire il y a un lien évident sur les micro plastiques et la maladie de Parkinson. On a des indices un peu troublants, un peu regroupés. Voilà. Et donc. Pour l'action, décider dans un monde ou la science vous dit ça. Je sais ça. Je sais te dire que je ne sais pas. Et ça, j'ai comme un soupçon mais qui n'est pas encore suffisamment fort pour pouvoir te le faire passer dans la catégorie. Ça, je sais. Il faut aussi reconnaître cette dimension là incomplète de la science. Et donc l'inconfort de la décision pour les décide. Merci à vous, chers étudiants, chers étudiantes, quelles questions souhaitiez vous poser? On va faire circuler un il y a déjà une première ici, puis deux ou trois au fond. Et j'ai aussi les questions. Vous avez posées par écrit. Donc rassurez vous, ceux qui ont posé des questions à l'avance ne seront pas oubliés. Bonjour madame la ministre, vous avez déclaré que vous croyez en tout cas dans la croissance verte et une compatibilité entre la croissance et l'écologie. Cependant peut on prendre les statistiques passées et la capacité qu'on a eue en Europe à produire une croissance avec une transition énergétique pour présager de celles du futur. Je pense notamment au potentiel d'infrastructures hydroélectriques qui est s'é en France ou presque saturée. Et donc peut on prévoir une croissance verte durable de long terme et comment permettre une transition par rapport à cela. Merci beaucoup. Vous le prenez une à une, vous préférez qu'on emprunte d'autre. Merci. On va passer un peu au fond puis reviendra vers l'avant. Bonjour madame la ministre, vous avez parlé de la nécessité d'intégrer les enjeux de la transition écologique à l'ensemble des secteurs. Et ma question se porte donc davantage sur la méthode du politique aujourd'hui. Comment justement arriver à concilier cette indépendance d'esprit qui a été la vôtre à plusieurs reprises et la nécessité aussi de travailler avec vos partenaires de gouvernements aux sensibilités politiques différentes et de les convaincre de vous suivre dans certains projets. La question est posée avec un sens de la diplomatie remarquable. Une dernière question peut être d'une étudiante, Artur ici devant. Bonjour madame la ministre. Alors la question environnementale, vous l'avez bien mis en lumière, est profondément liée à la question de la justice sociale et de la précarité. Et donc ma question est la suivante est ce qu'au cours des négociations, de l'élaboration de vos recommandations. Vous travaillez personnellement avec des experts et des ministres de ces autres domaines ou est ce qu'il s'agit de réflexions majoritairement effectuées en silo. Alors, sur la première sur la première question sur la compatibilité entre croissance et limite planétaire qui au fond, la question que vous poser au stade de ma réflexion, je taonne pas complètement ça. Je sais, en revanche construire des trajectoires de transition ou j'essaye. Dans ce qui m'est donnée de faire, c'est à dire de projeter en 2050. Ça veut dire quoi? La neutralité carbone de projeter en 2050. Ça veut dire quoi? La sobriété foncière ou le zéro artificiellement nette et de construire les trajectoires de mesures qui permettent d'atteindre ces objectifs. Qui a priori, si je me fonde sur ce que me disent les scientifiques permettent de stabiliser le système. Et puis là je fais, je mets en évidence des impasses, donc mesure à aller chercher supplémentaire. Et puis je mets en évidence des mesures sans regret. Ça tombe assez bien. C'est que quand vous êtes en 2025, des mesures sans regret, vous en avez suffisamment pour vous nourrir jusqu'en 2030. Et donc il faut mettre la démultiplier sur ces mesures sans regret. Et de l'autre côté, continuer à faire tourner les modèles pour dire comment je fais ce qui manque pour la sobriété foncière pour la sobriété en eau, pour la neutralité carbone à 2050. Donc, c'est un tâtonnement. Je ne déclare pas de manière verticale qu'on aurait craqué le système croissance et écologie. Deuxième deuxième sujet, en revanche, sur l'énergie, ce n'est pas la deuxième question, mais sur l'énergie pour le coup, en fait, on a de la marge, on a de la marge. Si vous prenez d'abord un le genre de truc utile, à savoir un moteur thermique en moyenne, c'est trois fois moins efficace, efficient plutôt, c'est plus qu'un moteur électrique. Oui, c'est une façon assez astucieuse d'économiser de l'énergie. Voilà juste petit détail. Donc quand vous construisez une politique qui est sobriété, efficacité. Donc sobriété, c'est changer d'usage ou de comportement pour consommer moins d'énergie. Pour les mêmes objectifs, efficacité, c'est faire appel à la technologie pour un usage équivalent, avoir la meilleure techno qui vous permet d'économiser de l'énergie énergie renouvelable qui n'est pas que de l'électricité et nucléaire. Quand vous avez ses quatre piliers, vous traversez assez bien et avec des multiples hypothèses de réindustrialisation ou pas, etc. Vous arrivez assez bien à gérer un pays comme la France. Je ne suis pas l'inde, je ne suis pas la Chine. Je pense que c'est un peu plus compliqué. Vous arrivez assez bien à faire des trajectoires sans rupture, à condition d'être constant dans les efforts et sur les quatre sujets sobriété, efficacité renouvelable et nucléaire. C'est pour ça que je me suis un peu fâché quand on a commencé à tout mélanger sur mais ça fait le lien avec la méthode du politique. Alors. C'est une question politique. En réalité, comment on fait pour être dans un gouvernement avec des partis politiques dont on ne partage pas le programme politique déjà? Pourquoi on y est? Parce que vous avez trois blocs à l'assemblée nationale qui plus ou moins un tiers de voix et que c'est une mathématique qui s'impose à tout le monde avec d'ailleurs exactement ça, parce que le ly est quand même un parti qui, ou en tout cas un groupe politique qui situé au centre tout en étant dans l'opposition. Donc voilà, vous avez un bloc à droite, un bloc au centre, un bloc, un bloc à gauche ou un bloc à l'extrême droite. Et comme dans tous les pays européens qui ont la même chose, eh bien, vous mettez autour de la table du gouvernement des gens de sensibilité différente. Et en fait, on n'a pas cette culture. On n'a pas cette culture. Je me rappelle pendant la période que vide ou le ministre allemand de la santé, prenez la parole à l'assemblée à l'équivalent de l'assemblée nationale pour accabler de critique le ministre de l'économie. Ils étaient dans la même coalition, ils étaient dans le même gouvernement. Donc ça, c'est probablement une culture politique de un développer des sens de coalition tout en conservant une appartenance politique forte qu'il va falloir développer dans notre pays. Parce que je pense que le fait majoritaire est quand même en train de s'étioler, je peux me tromper, je peux me tromper. Mais quand on regarde les élections dans toute l'europe, c'est quand même un peu ce qui se décide de manière principale. Et on voit l'éclatement et atomisation. Du fait du fait majoritaire. Donc c'est une culture à développer et je suis probablement plus à l'aise peut être pour avoir énormément fait de négociation européenne. Est ce que c'est du même type, c'est à dire qu' en Europe, on est tous alignés, mais on a tous notre point de vue sur la situation et on crée des coalitions en permanence et on change de coalition en permanence. Et on a même une application ou on passe en vert ou en rouge. Les votes des pays pour savoir comment on fait basculer dans notre camp le projet et qui on va chercher et avec qui on va dîner, un truc un peu crasseux pour pouvoir d'être un peu direct pour pouvoir obtenir ce que compte pour nous dans le texte est ce que je dis avec la Pologne est ce que je dis avec l'italie. Est-ce que j'isole l'allemagne? Non. Est ce que je dis plutôt avec l'allemagne qui m'apportera l'autriche. Voilà donc ce, cette agilité de construction de compromis est quelque chose que nous devons développer en France. Et je pense important de bien marquer nos différences politiques parce que dans le débat politique, sinon pour les français et les français, il faut bien exprimer des différences. La justice sociale et la précarité. C'est un sujet. Alors d'abord, si on a créé un secrétariat général à la transition à lgp, aux politique et écologique, c'est la planification écologique. Ce n'est pas un hasard, c'est pour avoir un instrument interministériel qui oblige tous les ministères à se parler et justement à éviter les réflexions en silo quand on travaille sur des politiques du type bonus, bonus, voiture ou ma prime, ré. On passe notre temps à deal à à calculer. Qu'est ce que ça veut dire? Revenu, combien c'est pour tel revenu fiscal de référence? Quel est l'impact? Quel est le reste à charge? Commencer en dynamique est ce que ça améliore est ce que avec des positionnement qui sont effectivement liés aussi à moi, la volonté que j'ai de développer une écologie populaire, c'est à dire une écologie qui donne des solutions à des gens qui, sinon, sont enfermés dans des dilemmes écologiques. Donc non, bien sûr que c'est totalement transversal avec l'appui du gpe avec l'appui de France, stratégie et d'autres économistes. Et on a même lancé une mission qui vise à mesurer la fracture écologique. La fracture écologique étant qui, dans notre pays, va payer le plus et pourquoi dans cette transition écologique. Donc, quels sont est ce qu'on est capable de caractériser. En termes de profession, de logique géographique, d'âge ou de CSP, les personnes qui seront les plus contributeurs à limpact écologique parce que à l'adaptation au changement climatique, etc, c'est à dire est ce qu'il y a des gens qui vont perdre beaucoup et comment on fait pour mettre en place des politiques qui permettent justement d'être juste dans l'équité de nos soutiens écologiques est ce que pour être caricatural est ce que c'est les pauvres est ce que c'est les riches est ce que c'est les gens du nord ou est ce que c'est les gens du sud est ce que c'est les gens des périphéries ou est ce que c'est les gens des villes. Je suis très caricatural, mais voilà et ça, nous, on veut le travailler de manière économétrique et pas comme ça, parce que comme ça, on fait des bêtises. Merci. On va prendre deux questions du public et j'ajouterais une troisième qui a été posée par écrit. Bonjour, madame la ministre, nous avons rapidement évoqué la finance et je voudrais faire porter ma question là dessus. Croyez vous à la finance a un impact. Et si oui, pensez vous qu'elle peut être l'un des principaux leviers de la transition écologique comme certains la présente. Je vous remercie. Merci. Une seconde question. Bonjour madame. Madame la ministre, vous avez évoqué la baisse des émissions européennes et il s'agit de chiffres qui ne prennent pas en compte les émissions importées. Et en fait, quand on vous écoute, on a l'impression que les entreprises seront plus compétitives que il y a plein de bénéfices à la transition écologique. Alors, ma question, en un mot, c'est comment est ce qu'on peut présenter ces enjeux de façon si simple et pourquoi privilégier une approche modérée à un problème aussi radical. Et j'ajoute une troisième sur la question de l'équilibre entre régulation et innovation. Pensez vous que la régulation soit une solution optimale pour la transition écologique en Europe ou vaudrait il mieux favoriser l'innovation au travers d'une forte incitation européenne, voire française, à l'innovation verte, laquelle comptez vous davantage mettre en avant. Alors est ce que je crois, la finance en a un impact. Oui, je crois d'autant plus que j'ai travaillé sur ce sujet là dans des vies antérieures. J'ai commis un rapport 2002 sur la finance socialement responsable et la finance éthique et la demande de Maria noac, qui était la personne qui avait porté, notamment tout ce qui était microcrédit dans le cabinet à l'époque de Laurent fabius et que j'ai toujours suivi ce sujet avec beaucoup d'intérêt et en gros, dès lors que vous ne faites pas de green washing ou de social washing. D'ailleurs, la finance a un impact, est un levier très puissant de transformation. Et il y a des gens qui font ça merveilleusement bien et qui'ils font dans beaucoup de pays dans le monde. Et c'est intéressant, justement de regarder d'ailleurs. En benchmark, ce qui se fait de mieux dans le monde. Deuxième deuxième question peut être avez vous rédigé votre question avant d'avoir entendu mon propos car à aucun moment, à aucun moment, j'ai dit que les entreprises seront plus compétitives du fait de la transition écologique. Est ce que je n'en sais rien. Ce que j'ai dit, c'est qu'on compassé d'un modèle a stabilisé dont on connaît les avantages et dont on connaissait les avantages des incons, un modèle b. Stabiliser donc qu'on ne connaît pas et que la période de transition est très compliquée avec des sujets de de passagers clandestins, de théorie des jeux. C'est bien connu dans la théorie des jeux qu' est free Ridder est etc. Donc non, on sait rien en fait, est ce que les entreprises seront plus compétitives. Et je n'ai pas cette vision là. Pourquoi une approche modérée? En fait, ce n'est pas une question d'avoir une approche modérée ou pas modérée. C'est d'abord un, je crois profondément à la radicalité de la nuance et je vous renvoie aux meilleures pages de aaron profondément parce que précisément des solutions toutes faites toutes blanches et toutes noires lorsque vous les expertz. Et c'est pour ça que je vous dis dotez vous d'un bagage scientifique solide sur le sujet ne résiste pas souvent à l'examen. Premier point, deuxième point, parce que dans le triangle d'incompatibilité qu'on a à gérer, il y a l'acceptabilité sociale et que l'acceptabilité sociale est un sujet déterminant et que la France est contenue elle même dans un. Un ensemble qui s'appelle l'union européenne, qui est contenue elle même dans un ensemble qui s'appelle la planète et que penser que, par exemple, une action qui se décide en France et qui est radicale ne fait pas bouger tout le jeu autour d'elle ou au contraire, ne fait pas du tout bouger le jeu, mais en tout cas que parce qu'on décide en France qui va se passer ça, alors les acteurs ne s'adaptent pas, est une naïveté ou mieux. Donc, en fait, ce que j'essaye de porter, c'est une transformation d'abord planifiée, c'est à dire, peut être, vous ne l'avez pas en tête parce qu'on parle de tout ce qui ne va pas. Mais il y a quand même un certain nombre de choses qui ont été faites. Je le redis depuis 2017, la période que je connais, je pas rentré en politique depuis des années. C'est relativement récent. Depuis 2017, les émissions de gaz à effet de serre en France ont baissé de 24 %. La pollution de l'air dans les grandes agglomérations a baissé de 30 % depuis 2015, le stockage de déchets, plutôt la mise en décharge de déchets, a baissé de l'ordre de 40. Donc oui, il se passe des choses dans notre pays et qui sont assez dimensionné, transformant et je pourrais multiplier les exemples de cette nature, de même que mon budget a doublé d'ailleurs au passage complètement négligeable non plus. Donc attention à éviter de tomber dans la facilité la transition écologique. C'est tout sauf facile. Et encore une fois, ça exige de la science. Ça exige de la connaissance fine du terrain. Moi, j'ai été élu député. Dans un département où 10 députés sur 12 sont du rassemblement national et ou je pense que le vote minimal dans les communes doit être de l'ordre de 35 ou 40 pour minimal aux dernières élections, si ce n'est pas et ça montre jusqu'à 70. Donc c'est quand même l'expression d'une forme de colère, de déisme et de ras le bol. Et je sais très bien ce que ces gens me disent. Et je suis allé faire du porte à porte. J'ai fait 80 kilomètres de porte à porte lors de ma dernière semaine de campagne. Si je l'avais pas fait, je ne serais pas député du pas de Calais. Donc je pense qu'il faut, j'ai un fils de 19 ans, une fille de 23 ans m'arrive de débattre avec eux. Il arrive parfois que à votre âge, on ait des idées très arrêtées sur comment tourne le monde. Je vous assure que le porte à porte est essentiel, est très intéressant, très intéressant. Voilà. Et sur l'articulation régulation innovation. J'oubliais pas que ceux qui ont posé des questions par écrit exactement. Alors oui, mais ça ne suffit pas ni l'un ni l'autre l'innovation, c'est un peu la facilité techno centrée de dire non, mais on va trouver les sciences ou les techniques qui vont nous permettre d'échapper aux problèmes, de réviser assez profondément notre les modèles d'affaires dans les entreprises et les modèles de vie dans les pays. Donc c'est essentiel, c'est important. Il faut soutenir. Il faut surtout faire attention à ce que. Les entreprises existantes qui maîtrisent des marchés ne tuent pas dans l'œuf, les innovations qui les menacent. Il y a toujours un peu cette tentative là, et ça se voit d'ailleurs notamment dans l'économie des start up. Donc, il faut arriver à protéger ces petites, ces petits germes et ces petits plans qui montent en graine et qui peuvent apporter des solutions qui sont parfois absolument, vraiment impactantes qui peuvent être un peu tuées dans la dans l'oeuf. D'ailleurs, souvent, la normalisation est une façon de tuer ces innovations. Donc il ne faut pas être dupe de la normalisation parce que la normalisation, c'est plutôt les grands groupes qui sont capables de vous en parler parce qu'ils ont les moyens d'avoir les équipes, etc. Et qui, au passage poum, font tomber le concurrent qui était en train de monter, qui était petit. Donc voilà, ça s'est sur l'innovation, sur la régulation. C'est évidemment important. Et c'est là ou il faut savoir en juger, en user justement, c'est à dire, c'est. Utile pour donner une direction et faire bouger des investissements. Tant qu'on dit pas qu'on va sortir tant qu'on se donne pas une date pour, par exemple, les moteurs de fin des moteurs thermiques, vous ne déplacez pas des milliards d'euros d'investissements sur le moteur électrique, ce qui est logique. J'ai été, encore une fois, patron d'entreprise, je ne m'amuse pas à mettre des centaines de millions d'euros sur des investissements sans avoir une sans me dire que j'ai une probabilité raisonnable qui serve à quelque chose que je un moment. Voilà donc, il faut donner des trajectoires et des visibilité, mais il faut faire en sorte qu'elles soient réellement applicable, simplicité et nécessité de simplification. Et il faut faire en sorte que ce ne soit pas un prétexte pour tuer l'innovation, parce que ça arrive. Merci, on a le temps de prendre une dernière salve de trois questions monsieur. Bonjour, madame la ministre, j'avais une question qui porte sur l'énergie nucléaire et je voulais savoir si le nucléaire était une énergie viable durable dans la transition écologique et ce que le gouvernement va maintenir ses investissements et continuer ses investissements, notamment dans la recherche fondamentale, par exemple, sur la fusion nucléaire. Merci. Une deuxième. Bonjour. Bonjour madame la ministre. J'aimerais savoir à propos, vous avez beaucoup parlé de géopolitique des enjeux. Parfois de la défense est ce que lorsque la sécurité ou la souveraineté d'un pays comme la France, par exemple, est menacée, est ce que vous pensez qu'il faut accepter parfois de faire passer au second plan les enjeux de la transition écologique. On a vu, par exemple, l'augmentation du budget de l'armée par le président macron. C'est de l'argent qui va en moins pour, par exemple, la transition écologique. Merci. Merci. On va prendre une troisième et ce sera la dernière. Malheureusement. Bonjour. Bonjour, merci beaucoup pour votre intervention. Ma question porte sur la loi duplomb. Vous avez parlé de l'inconfort, de la décision et pour moi, c'est à mi prix. C'est un peu l'exemple parfait qui vient d'être censuré par le conseiller constitutionnel, mais sera toujours utilisable dans l'union européenne d'ici jusqu'en 2033. Et je me demandais si vous pensiez qu'il était possible de réconcilier les intérêts presque vitaux des agriculteurs, les impératifs de compétitivité français à l'échelle européenne ou l'échelle mondiale et les la nécessité de la transition écologique ou est ce qu'il y aura forcément des sacrifices à faire ici, par exemple, ceux des cultivateurs de betterave ou de de noisette. Merci. J'y en ajoute une quatrième posée par écrit. Bon, les négociations sur un futur traité plastique ont échoué. Malheureusement, il y a quelques semaines à Genève. Et donc la question c'est comment est ce que vous envisagez le futur de la coopération internationale pour le climat? Comment on peut faire l'europe pour garder un cap et des ambitions, notamment face aux états-unis dans le cadre des négociations internationales. Alors, sur sur le nucléaire, moi ma position constante et je raisonne évidemment en tant que française, c'est à dire je pars d'une situation ou 80 % de mon électricité est produite sur base nucléaire. Et mon électricité, c'est un tiers de ma consommation de ma production énergétique de ma consommation énergétique consomm. Donc c'est un énorme élément. Dans mon mix énergétique. C'est un élément qui est raisonnablement pilot table, pas totalement pilot table, contrairement à ce qu'on raisonnablement pilot table qui est bas carbone, ça tout à fait bas carbone. Donc c'est un vrai atout au regard de mon objectif de décarbonation. Et donc je joue avec cet atout, je joue avec cet atout. Ça veut dire un j'ai des réacteurs nucléaires qui ont été construits. Et fin des années 70 début des années 80, je l'ai fait durer le plus longtemps possible. Alors le plus longtemps possible, ça pose une question de date de valeur puisque vous faites 80 plus 60, ça fait 2040 80 plus 70, ça fait 2050. Vous voyez bien que dans ces années 40, 50 commence quand même à se poser la question de la capacité à faire durer encore plus longtemps ces réacteurs nucléaires. Et c'est une très bonne question. Plus qu'on se l'est jamais posé avant. Donc nous allons faire en tout cas votre génération va savoir si c'est possible d'ici 20 ans ou pas. Donc ça, c'est le premier point. C'est ce qui explique qu'il y a effectivement un investissement massif pour essayer de les prolonger en sécurité le plus longtemps possible. Un investissement passif massif pour modéliser en avance de phase, et notamment en intelligent, beaucoup d'intelligence artificielle, etc. Des modèles qui nous disent 10 ou 15 ans avant jusqu'à quand on peut faire tirer ces faire fonctionner, c'est ces ascètes et un programme pour les remplacer. Parce que c'est tellement massif que quand on, si on devait mettre en face des énergies renouvelables, on serait un peu dépassé ça. C'est le parti nucléaire existant. Le nucléaire existant y pose. Ou actuel, on va dire, il pose deux problèmes. Il pose un problème de fourniture de carburant. L'uranium est ce que de toute éternité, nous aurons accès à de l'uranium auprès de qui est dans la bonne quantité et au bon prix. Il pose un deuxième problème qui est le traitement des déchets à Laval. Un sujet aval. Un sujet un sujet a mot un sujet aval sur le sujet amont, comme sur le sujet aval. Nous investissons massivement et nous avons intérêt à investir massivement le jour ou on craque la question de recycler entre guillemets, notre combustible, ce qu'on fait de manière incomplète avec la technologie du boxe, par exemple, on transforme l'énergie nucléaire en énergie renouvelable. Le sujet aval, le traitement des déchets. Là on est dans la logique de risque qui d'ailleurs plus largement et le fait que ce n'est pas tout à fait la même chose d'avoir une énergie d'origine nucléaire et une énergie d'origine autre puisque s'il y a un accident nucléaire, l'impact sur la santé des populations, sur les écosystèmes naturels et pas tout à fait du même ordre. Ceci dit un incendie de panneaux photovoltaïques. Ça vous balance du cadmium et plein de choses sympathiques qui polluent de manière certaine les terres agricoles qui seraient concernées ou donc, mais simplement, il y a des éléments de risque qu'il faut pondérer. Et toute la partie éléments de risque sur le nucléaire est évidemment beaucoup plus élevée et pondéré de manière beaucoup plus forte que sur d'autres d'autres types de ressources. Donc, c'est deux choses là. Le risque d'un côté et le devenir des déchets et doit être doit être intégré. Et ensuite, oui, il faut investir sur d'autres usages du nucléaire. On a aujourd'hui neuf projets de réacteurs alternatifs qui sont à l'étude qui viennent soit de technologies. On va dire éprouver, mais qui soient un peu l' tech, mais efficace pour produire de la chaleur, pour produire de l'électricité, soit au contraire des modèles qui visent à aller chercher la fusion, à craquer complètement la capacité à produire de manière éternelle. Entre guillemets, je me méfie toujours de ça de l'électricité. Donc oui, on investit massivement et fun fact. Ce n'est pas les allemands qui sont les plus mauvais dans ces ces technologies. Deuxième, deuxième question. Et donc pourquoi on a besoin du renouvelable? D'abord parce qu'on ne sait pas combien de temps on va faire durer notre nucléaire. Deuxièmement, parce qu'il y a un risque industriel dans tout nouveau projet aussi lourd que de nouveaux réacteurs. Donc on peut avoir des retards. On peut avoir des délais. Voilà. On peut avoir du temps pour monter aussi en capacité de production. Et trois, parce que si on doit électrifié, notre économie, tout le monde a bien compris qu'il faut produire plus d'électricité pour décarboner donc certes, on peut faire de la décarbonation sur base de chaleur et froid renouvelable. On a aussi besoin d'électrifier notre économie. D'ailleurs, la Chine vient de croiser les courbes avec la avec l'europe et les états-unis en niveau d'électrification de son économie qui quand même à signal fort de l'écologie par rapport à la sécurité et l'armée, quand je vous parle d'écologie de guerre et ce concept qu'utilise pierre charbonnier, je suis assez profondément convaincu que l'écologie est un sujet. Régalien est un sujet de sécurité assez principal. Je veux dire, pas d' pas d'alimentation, pas d'énergie. On est quand même pas bien. Or ce que met en jeu la question de l'écologie, c'est l'accès à des ressources rares en diminution, l'eau, l'énergie, les matières premières et la nourriture, les tensions qu'il y a aujourd'hui sur l'agriculture, elles sont quand même très largement liées au dérèglement climatiques. Le premier facteur de baisse de revenus dans le monde des agriculteurs, c'est l'impact du dérèglement climatique. C'est des baisses de rendement et c'est des accidents de plus en plus réguliers et impactant sur la capacité à produire. Donc, si vous perdez 30 dans votre récolte, parce que la première année, vous avez un le tardif, la deuxième année, la grêle, la troisième année, une canicule, vous voyez quand même passer sur votre modèle économique. Donc, l'écologie est un sujet absolument principal et fondamental. Dans le budget tel qu'il est présenté dans la copie actuelle, tout le monde a bien compris qu'à priori, cette copie devrait évoluer. L'écologie a un budget qui augmente de 600 000 000 d'euros. Est ce que c'est assez par rapport à mes ambitions. Comme tout ministre, un peu dépensé, je répondrai que non, mais en tout cas, on n'a pas fait le choix de sacrifier. L'écologie a fait des économies sur un certain nombre de sujets sur la com, sur les agences. C'est un peu serré la ceinture, mais moi, ce que j'ai essayé au maximum de faire, c'est de préserver des politiques d'intervention très directes, que ce soit sur la décarbonation que ce soit sur l'adaptation aux changements climatiques. Et je le fais en vendant en tout cas, en argumentant face à mes collègues des comptes publics que si tu investis pas aujourd'hui, le coup sera tellement faramineux d'ici cinq ou 10 ans qu'en fait, tu ne fais que mettre sous contrôle la situation des finances publiques. C'est pour le bien des finances publiques qu'il faut investir dans l'écologie. Évidemment, je suis un peu coloré dans dans ma démonstration sur la loi sur la loi du plomb. Moi est ce que j'ai regretté dans le débat qui ait eu lieu autour de la loi du plomb, c'est qu'en gros, on a passé placé les gens dans un dilemme qui disait soit les agriculture françaises s'effondrent, soit nous faisons face à une épidémie de cancer pédiatrique. Ça fait sept ans qu'on n'utilise plus l'ami, sauf en 2020 pour la betterave et uniquement pour la betterave dans une période de crise de jaunisse. Est-ce que l'agriculture française s'est effondrée? La réponse est non. La réponse est non. Est ce que ça a été facile pour les agriculteurs de se priver c à mi pride. Ça dépend pour certaines filières. Ça a été très difficile, mais. Si vous voulez le sujet, c'est qu'on n'est pas confronté à une invasion de sauterelles demain matin. Pas vrai? Est ce qu'on a mis en place des itinéraires techniques alternatifs. Ça dépend des filières. Ça dépend d'autant plus des filières que dans certaines filières, il y avait des alternatives à la cpri qui sont en train d'être exclues également et qui rendent encore plus difficile la notion d'alternative. Donc, en fait, c'est hyper complexe sujet. Et de même que moi, je me suis mis dans le camp de ceux qui étaient contre la réintroduction de la site, à même pour des raisons qui étaient que j'avais lu les études scientifiques qui ne sont pas des études qui disent définitivement c'est blanc ou c'est noir. C'est des études qui créent qui alimentent un faisceau d'indices sur le fait que l'ac Cami pride. Est un perturbateur endocriniens et un toxique du neuro développement, pas de sujets mineurs que par ailleurs, la c'est à mis pris, passant dans les milieux, dans les écosystèmes naturels et notamment humides. Ça me pose un problème parce que moi gère l'eau et gère l'eau potable. Et donc je ne veux pas me retrouver dans une situation ou dans 10 ou 15 ou 20 ans, mais niveau de pollution dans l'eau potable par empilement de différentes métabolites issues de différents. Comment dire molécules que nous aurions utilisées dans telle ou telle situation font que je ne suis pas capable d'alimenter en eau potable des agglomérations de 300 zéro personnes ou que je dois investir massivement dans la dépollution. Donc, c'est aussi un sujet économique, inversement, mais de l'autre côté. Je suis pour qu'on développe à toute vitesse, effectivement, les alternatives, ce qui veut dire penser complètement autrement les itinéraires techniques, ça veut dire en gros, votre champ vous l'entourer de quel type? En gros l'avoine est un repousseurs des ravageurs en question. Il faut traiter les bords et nettoyer les champs après chaque culture pour empêcher des foyers de nouveaux insectes qui viendraient à se développer sur la récolte suivante. En fait, je ne suis pas rentré dans le détail de ce que c'est qu'un itinéraire technique, c'est les assolements, comment vous enchaîner betterave, autre chose, autre chose, autre chose, retour à la betterave, etc. Donc, ce sont des sujets qui appellent de la nuance et de la technicité. Et vous n'êtes pas plus un salaud si vous êtes pour ou si vous êtes contre la site à mi pride, n'êtes pas un salaud, vous n'êtes pas un fossoyeur de l'agriculture ou un fossoyeur de la santé des français. Et si on n'arrive pas à avoir cette capacité à débattre en entendant qu'effectivement, ça crée une compétitivité, un problème de compétitivité avec les voisins, bien sûr que ça crée un problème de compétitivité avec les voisins. C'est inégal puisque vous privez vos agriculteurs d'un moyen de production, mais inversement ser, ça a été dur, mais ça ne s'est pas effondré. Donc voilà et est ce que ça sera supprimé en 2033 peut être que ça sera plus rapide que ça parce que ce que personne n'a dit, c'est que quand moi j'ai demandé l'année dernière, allez ça de réviser sa position, qui est l'autorité scientifique de référence européenne de réviser sa position sur la base des dernières études que nous avions, qui mentionnait ces points, mais pas avec des échantillons suffisamment représentatifs pour complètement trancher des risques associés à la c. Mi pride l'europe. A dit, je baisse les limites de résidus au maximum. Je continue à autoriser la site à mi pride, mais je demande que dans les deux ans, j'ai des études complémentaires sur les sujets que vous pointez, perturbateurs, endocriniens et neurotoxiques du développement pour compléter ma vision et peut être changer ma position. Donc c'est une science qui est évolue en permanence. Donc, vous voyez, on est dans des degrés nuances qui sont fins et ce qu'on en a fait, c'est une espèce de pour ou contre de punching ball qui nuit énormément au débat public après moi. Ce que j'en retire de positif, c'est que la mobilisation de la société civile est un signal très fort versus les politiques pour leur dire l'écologie est un sujet important pour la population française. Et ça, je trouve que c'est bon point. En tout cas, c'est plus confortable pour moi. À. La vérité commente de dire que c'est de plus en plus difficile dans les salles de négociations internationales. D'abord parce qu'effectivement on a perdu un allié qui était les Etats-Unis. Deuxièmement, parce que les bricks sont très difficiles en salles de négociation et qu'ils se positionnent tactiquement, c'est assez malin comme étant les porte parole de leur région. Donc le Brésil dit parole pour l'amérique latine, l'afrique du sud, je parle pour l'afrique, l'inde et la Chine dit je parle pour l'asie. La Russie dit je parle pour moi, mais je suis là pour semer le désordre et et en fait, la difficulté d'aller, de trouver des accords avec des pays qui sont aussi l'arabie saoudite est extrêmement présente dans les salles de négociation et avec des gens ont peut être entre cinq et 10 ans de plus que vous. Ils sortent de Harvard berley et Haïti qui ont fait ensuite cinq ans dans une dans un groupe global à très haut niveau et qui arrive au ministère, ministère de l'énergie ou correspondant et qui vont ensuite dans les salles de négociation, tenir des positions hyper perdure, mais hyper structuré. Ouais, c'est dur, c'est très dur. Comment on y arrive? C'est très intéressant. C'est passionnant la négociation internationale, parce que c'est une négociation qui repose sur le consensus. Le consensus, c'est pas l'unanimité. Le consensus est vous arrivez à retourner suffisamment de pays devant votre camp qu'on est à peu près 196 ou 197 parties négociantes. C'est d'arriver à franchir la barre des 150, 160, 170 pour faire en sorte que ceux qui restent et qui sont compte sont suffisamment isolés pour que le président qui mène la négociation dit ceci est une décision. Par consensus quand Laurent fabus abat son marteau sur l'accord de paris, le Guatemala est en train de lever la main pour dire non, non, je ne suis pas d'accord avec cet accord et il abat son marteau. Je vois que nous avons une décision quand à bas coup, le président abat son marteau, l'inde, ce qui n'est pas un petit pays. Lève la main en disant non, non, je ne suis pas d'accord. Donc le consensus est d'arriver à dire pour un président de négociation. J'ai réussi à grosso modo faire exprimer la grande majorité planétaire sur un sujet. Et ce qui est assez passionnant, c'est que quand vous êtes dans des salles de négociation, il y a quand même un phénomène avec les politiques. Vous avez quand même un phénomène d'aller chercher des accords sur le plastique. Ça ne s'est pas passé, mais on l'a dit de manière très polie et diplomatique, on n'avait pas forcément une présidence qui. Avait la méthode pour mener cet accord. Et on n'est pas passé si loin que ça, mais à cali, on a échoué pour mieux rebondir à Rome. Donc on a eu un accord à l'OMI. Donc sur le transport décarboné maritime, on a eu un accord historique cette année à Lino, on a réussi à obtenir la ratification du traité sur la haute mer bbg. Donc, en fait, c'est très pénible, très compliqué et ça prend beaucoup de temps, mais on voit que le simple fait de mettre des dirigeants politiques dans une même pièce conduit quand même à des bougies qui n'ont rien de négligeable et ayez en tête que l'accord de paris, que tout le monde, que tout le monde valorise dans son contenu, mais dont tout le monde dit, mais à quoi ça a conduit? C'est quand même en un degré, un degré cinq économisé sur la trajectoire. De réchauffement climatique. C'est gigantesque, c'est pas suffisant, mais c'est gigantesque. Si cet accord n'avait pas existé, il a mis plus 20 ans émergé plus que ça. Si cet accord n'avait pas existé, on ne coupait pas cette espèce de faramineuse croissance de perspective de dérèglement climatique. Donc ça fait partie aussi des choses ou on a besoin d'esprit alertes pour travailler. Madame, merci beaucoup du temps que nous avez consacré du propos. Merci à vous et bon courager n'oubliez pas que le service public recrute aussi. Qui sait? L'une d'entre vous deviendra peut être présidente de la république. Quant à nous, chers étudiants, nous retrouvons ici même à 14 h. Bon appétit.