L'eau, un défi majeur face à un climat en mutation Et donc peut être démarrer en vous disant simplement que vous et moi ici au quotidien, et bien nous consommons en moyenne 5000 à 7000 litres d'eau par jour. C'est une moyenne pour un européen. Là, vous allez me dire non, c'est pas possible derrière. Quand on fait le calcul, effectivement de l'eau domestique qui est consommée, on à une centaine 150 litres d'eau, sauf qu'en réalité, eh bien, derrière. Tout ce que vous consommez derrière votre nourriture derrière la question énergétique derrière, en réalité, tous vos modes de vie, eh bien, se cachent de l'eau. Et donc, si je prends un exemple, votre téléphone portable qui a une puche micro électronique, bien, si on se dérive et compare directement sur Taïwan là maintenant et qu'on regarde la première usine de l'île, eh bien, cette usine de puce microélectronique qui fournit le monde entier. A besoin de 156 zéro tonnes d'eau par jour et lorsqu'il y a des phases de sécheresse, eh bien, à ce moment là, c'est toute la supply chaîne qui se retrouve complètement affectée. Et c'est votre ordinateur qui, lorsque vous le commandez, arrive avec deux à trois mois de délai. Tout simplement parce que il a manqué d'eau à l'autre bout de la planète. Et donc cette question du cycle de l'eau qui nous relie en réalité tous à nos modes de vie. Eh bien, bien souvent, c'est un sujet qui est passé un peu sous les radars. Alors un autre exemple, si on prend, par exemple, Vos vêtements. Eh bien, il faut compter pour un kilo de coton à peu près 20 000 litres d'eau derrière. Alors sur ce kilo de coton, on arrivera à faire un tee shirt, un jean, une chemise, mais il y aura aussi beaucoup de déchets. Mais ce coton là, eh bien, il a nécessité des quantités d'eau astronomiques parce que c'est un produit agricole qui, après le riz et le blé et le plus consommateur d'eau dans le monde. Et donc le problème de la question de l'eau, c'est qu'on a toujours considéré jusque là que le cycle de l'eau était absolument renouvelable, que nous n'aurions jamais de problème d'alimentation en eau parce que cette eau est bien. Elle se reforme partout sous la forme de petits cycles, tout comme de très grands cycles. On va avoir cette évaporation, cette évapore transpiration à travers les plantes. Puis ensuite vous allez avoir cette condensation et ces précipitations qui retombent en sachant qu'une goutte de vapeur, une molécule de vapeur d'eau ne reste dans l'atmosphère que huit à 10 jours. Donc son 30 transfert est en général extrêmement court et cette eau finit par retomber. Alors qu'est ce qui se passe en matière d'eau aujourd'hui dans le monde est ce que c'est vraiment quelque chose qu'il va falloir considérer, notamment dans le monde économique. Eh bien, en réalité, nous sommes en train de perdre nos trop actuellement. Alors pourquoi? Parce que si on regarde ne serait ce que les lacs et les rivières. Eh bien, nous avons perdu plus de 50 % de l'eau de tous nos lacs et de tous nos rivières, toutes nos rivières superficielles. Et ce de tous nos lacs sur mais surtout les rivières. Le vrai problème, c'est que bien jusque là, l'eau s'écoulait toute l'année. Et là, on se retrouve de plus en plus avec 50 % de ces rivières et de ces fleuves qui, au moins une fois dans l'année, se retrouvent à sec. Donc, cette eau est en train de partir de ses réservoirs et surtout, il y a un réservoir qu'on n'a absolument pas considéré qui est un réservoir. Un peu invisible jusque là et qui, pour autant, est absolument essentiel. Ce sont les nappes souterraines, ces nappes souterraines, elles sont de différentes formes. Elles sont surtout fonction de la géologie qu'on a sous nos pieds. Donc si vous êtes, par exemple à paris, eh bien, vous pourriez avoir 40 ans de sécheresse. Vous ne manquerez pas d'eau dans votre robinet. Pourtant, il suffit d'être juste à lamont de paris. On monte à 100 kilomètres ou bien on descend à 100 kilomètres pour changer de géologie. On va changer d' encaissant. Et donc à ce moment là, l'eau va être plus ou moins fragile. Pourquoi paris? Et est riche en eau parce qu'il a un énorme et un énorme à cu faire fossile profond quand vous descendez à moins 400 mètres. En fait, vous avez une nappe gigantesque qui est très protégée et qui permettrait d'être utilisée justement pour l'alimentation en hôpital. Et donc la question de l'eau et notamment du manque d'eau dans notre robinet. C'est quelque chose qu'on n'a jamais vraiment imaginé comme un risque lorsqu'on habite en France, parce que la France est un pays tempéré, un pays qui n'a jamais manqué d'eau, qui reçoit 512 000 000 000 de mètres cubes d'eau par an. Donc, il faut s'imaginer qu'à un moment donné, eh bien, lorsqu'on est pas habitué, comme certains pays à vivre dans un stress chronique. Permanent avec un manque d'eau habituel quelque part. Eh bien, lorsque nous sommes trop riches en nous, nous ne sommes absolument pas prêts et pas résilients pour faire face à des crises rapides. Le problème actuellement, c'est que, eh bien, depuis le début des années 2000, on voit une augmentation très claire des records de température qui s'additionnent année après année. Et puis, si vous vous positionner en 2017 et que vous regardez derrière vous, cessent des 17 années les plus chaudes l'ont été après les années 2000, c'est-à-dire qu'on voit vraiment à quel point à partir des années 2000, on a une augmentation. Des températures en France, mais on ne va pas avoir à ce moment là d'impact direct sur le cycle de l'eau. L'impact va arriver à partir de 2017. En 2017, on va connaître en France une sécheresse historique. Qui dit sécheresse historique dit un impact direct sur notamment la production agricole. Donc on risque d'avoir des ruptures de de de croissance justement agricole de rendement. Et puis ça signifie aussi d'autres risques qu'on n'aurait pas imaginé jusque là. Je ne sais pas si vous rappelez des images du lac de serpent poon l'année dernière. Qui avait perdu 17 mètres de hauteur. Et donc ce lac de serpent, poon, en réalité, cache derrière un barrage hydroélectrique. Donc un barrage qui fournit de l'électricité parce que justement, il a de l'eau. Donc dans cette forme là, si vous voulez avoir de l'eau, eh bien, si vous voulez avoir de l'électricité, il va vous falloir de l'eau. Donc la plupart des formes. Aujourd'hui d'énergie cache une question d'eau. C'est le cas pour les barrages hydroélectriques, parce que c'est beaucoup plus visible. C'est le cas notamment du nucléaire. Vous avez peut être vu cette année ou l'année dernière entendu parler dans les médias de. Centrale nucléaire qui se retrouve à l'arrêt quelques jours parce que la température de rejet de ces centrales, elle pompe énormément d'eau 50 pour de l'eau en France, utilisée directement et pompée par les centrales thermiques, mais ensuite elle est restituée au milieu. C'est pour ça qu'on la considère pas autant. Et donc cette eau est pompée qui est restituée. Elle sert à refroidir. Des canalisations. Et donc ces canalisations, en fait, en les refroidissant, cette eau se réchauffe. Elle est restituée à la rivière et au milieu avec quelques degrés de plus. Et à ce moment là, eh bien, on va avoir un risque d'atteinte du milieu parce que lorsque la température est à 20 ou 22 degrés, ce n'est pas vraiment un problème. Pouvoir pouvoir restituer. De quelques degrés de plus de l'eau, par contre, lorsqu'on atteint des canicules comme on a pu atteindre ces dernières années là, effectivement, ça devient un problème majeur. On se retrouve vraiment avec un risque de ce qu'on appelle d'eutrophisation, c'est à dire un milieu naturel qui, à un moment donné, va se retrouver complètement étouffé par manque d'oxygène. Et donc qui risque en fin de compte de mettre à l'agonie un ensemble d'espèces de piscicoles de la rivière ou du fleuve. Donc, en réalité, on se rend compte que derrière la question du nucléaire, eh bien se cache aussi une question d'eau. Si on va plus loin et qu'on regarde bien, par exemple le solaire ou l'éolien, on se rend compte que là on n'a pas besoin d'eau dans ce cas de figure et effectivement. C'est sans doute les moyens aujourd'hui, l'éolien étant fonction derrière du vent qui parfois peut peut être présent, mais qui parfois vient typiquement en 2021, on a, on a manqué de vent en mer du nord. Donc les éoliennes offshore se sont retrouvés complètement à l'arrêt. Il a fallu rapidement se reporter sur du gaz naturel liquéfié pour pouvoir alimenter les serres des Pays-Bas. D'agriculture intensive. Donc on se rend compte que en réalité, derrière ces questions, là aussi, le vent est extrêmement fragile, mais surtout dans les constituants, lorsque l'on regarde toute la transition énergétique actuelle et que l'on pense notamment, par exemple, au lithium, pour aller extraire du lithium, il faut monter dans les plaines d'atacama au chili et là dans ce triangle, eh bien, nous avons. En réalité besoin de quantité d'eau absolument astronomique. Et donc, lorsque cette eau, on va la chercher en général, dans les milieux souterrains, on est d'ailleurs en train de vider actuellement des a acu faire. Mais quand on en a pas assez, mais que le jeu en vaut les moyens, comme par exemple pour le lithium au chili, eh bien, on est capable de faire remonter cette eau 1500 kilomètres dans les terres et la faire remonter à 2500 mètres d'altitude pour continuer à extraire parce que l'extraction minière. A besoin de quantité d'eau assez importante. Donc on se rend compte que la question de l'eau, en réalité, c'est une question plurielle. La question de tous nos constituants et qu'est ce qu'on fait quand on se met à manquer d'eau? Alors on commence à voir en surface qu'on manque de plus en plus d'eau pour vous donner un peu les grandes dimensions. On a 66 d'eau qui est de l'eau salée. De l'eau qui n'est pas directement disponible pour l'homme parce que ce n'est pas de l'eau potable. On a 2 % à peu près d'eau dans nos îles polaires, donc Groenland, antarctique arctique et antarctique, et il nous reste à peu près. Un d'eau douce que l'on a dans nos milieux souterrains, l'eau que l'on a directement accessible dans nos rivières et nos fleuves et nos lacs. Eh bien, c'est 28 de toute l'eau mondiale. Donc déjà, on se rend compte à quel point cette eau qui est extrêmement facile à obtenir l'eau qui vient de nos rivières. En réalité, elle est extrêmement fragile et il y en a très peu. Et sur cette planète bleue qui semble ne jamais manquer d'eau ou on se dit qu'on déclina massivement, qu'on voit toujours des solutions quand on regarde effectivement 71 % de la terre est couverte d'eau. Eh bien, quand on regarde dans le détail, en réalité, au niveau de la masse de la terre, ça correspond seulement à 2 %. Donc on se rend compte à quel point. Cette eau, elle paraît à la fois immense et elle est à la fois extrêmement fragile. Mais surtout, elle est à la base même de tout système économique. Si il y a croissance, c'est parce que se cache de l'eau derrière. Donc, en réalité, derrière la question d'un PIB se cache une question d'eau aujourd'hui. Qu'est ce qui se passe? Eh bien, nous nous sommes appuyés pendant très longtemps sur. Des rivières et des fleuves, on les a détournés, on les a capturés à travers des barrages. On les a notamment endiguer. Donc, en fait, ces fleuves et ces rivières commencent tous à se transformer complètement en fonction du des iterata de l'homme. Et donc en fonction de nos besoins. Le problème, c'est qu'avec une croissance effrénée, nous avions besoin de beaucoup plus. Et cette eau. Si nous ne pouvons pas en récupérer assez en surface, il faut aller la chercher ailleurs. Et puis on a eu l'avènement des pompes, des pompes qui permettent d'aller soutirer l'eau souterraine. Et là, eh bien, notamment avec l'arrivée de pompes japonaises, pas très cher. On s'est retrouvé avec 41 000 000 de pompes qui ont été achetées. Notamment en Inde, par derrière, pour un développement agricole, pour pouvoir faire face à des famines, mais surtout pour pouvoir aujourd'hui, alimenter plus clairement toutes ces filières et toutes ces chaînes d'industries textiles qui ont besoin. De cette eau. Et si vous allez vous balader dans certains endroits en Inde aujourd'hui, eh bien, vous avez des petits agriculteurs locaux. Ce n'est pas une production agricole que vous allez récupérer là bas, mais en fin de compte, ils vendent leur eau parce que ça coûte beaucoup. Finalement, ça leur apporte beaucoup plus d'argent de vendre de l'eau que de vendre leur production agricole. Vous voyez des camions citernes qui passent à peu près tous les jours pour venir récupérer l'eau de leur nappe. Alors ce ne serait pas un problème si ce cycle était renouvelable. Le problème, c'est que aujourd'hui, on a de nouvelles méthodes de nouveaux moyens, notamment via la NASA, qui a lancé une mission qui s'appelle la mission grace, qui permet avec un double satellite d'observer ce qui se passe dans les milieux souterrains. Et donc on a découvert sur ces 20 ans. De données depuis 2000 à 2020 qu'en réalité, on avait été capable de modifier la gravité terrestre. Tellement on a soutiré d'eau dans les nappes phréatiques. Et une autre étude qui est sortie il y a quelques mois dans des dans une revue de géophysique mondiale. Là, mais en évidence le fait qu'on a été capable, à l'échelle planétaire de modifier l'axe de la terre de 80 centimètres vers l'est. Et ces données s'arrêtent à 2010. C'est à dire qu'on ne sait pas finalement entre 2010 et aujourd'hui, ce qu'il en est, c'est à dire que nous. Humain. On est capable aujourd'hui parce qu'on a développé des systèmes économiques que l'on sous tend avec une croissance permanente continue. On est capable de modifier l'axe terrestre. On est capable de modifier le spin de la terre, la manière dont la terre tourne sur elle même. Et donc ça doit nous interroger aujourd'hui parce que si vous allez dans le middle West, dans les grandes plaines américaines, on a tellement extrait de l'eau qu'on se retrouve aujourd'hui avec des terres et des acu fer complètement vides. Il faudrait 2500 ans de pluie pour pouvoir renouveler ses acu fer. Le problème, c'est qu'on croit encore que l'on va pouvoir soutenir notre croissance et notamment, vous travaillerez demain dans des activités économiques qui voudront toujours croître chaque année, un peu plus avec un système qui fera toujours de meilleurs chiffres, de meilleures projections. Sauf que derrière et bien, bien souvent, dans la plupart des systèmes, vous aurez besoin d'eau. Et donc ce que nous raconte la NASA dans ces images qui sont absolument effarantes quand on les regarde, c'est à quel point il y a 19 points de bascule dans le monde dans lesquels on a consommé tellement qu'en réalité, on ne pourrait plus aujourd'hui remplir ses acus faire. Notamment en Chine, vous avez des normes milieux souterrains, des normes nappes phréatiques, de napes souterraines dans lesquelles vous vous retrouvez avec plus d'un milliard de chinois qui se nourrit aujourd'hui de riziculture. Pour avoir du riz, il vous faut en moyenne tout le temps, 18 centimètres d'eau sur le sol. Et donc, en fait, pour avoir cette eau en continu, comme ce n'est pas apporté par la pluie, eh bien, on va la chercher. En pompant dans les milieux souterrains, sauf que d'ici cinq à 10 ans, eh bien, on aura ses acu faire qui seront complètement effondrés, c'est à dire tari. Et donc comment est ce qu'on va nourrir ce milliard de chinois? Comment est ce qu'on va continuer à permettre à un milliard et demi d'Indiens de pouvoir vivre alors que leur territoire n'a servi qu'à la production massive agricole? De coton ou d'autres espèces d'ailleurs, pour pouvoir ensuite soutenir une croissance mondiale, en sachant qu'une fois qu'il y a plus d'eau, les populations ne peuvent plus rester les sécheresses s'accentuent et ils sont obligé de partir. Alors vous allez me dire mais ou par cette eau. Et donc cette eau, elle finit bien quelque part. Elle finit toujours ailleurs et. Et donc on a une étude récente qui nous montre qu'une partie de cette eau sert à contribuer à la surélévation des niveaux océaniques. Donc on sait qu'une partie repart et puis le reste est bien, elle se retrouve complètement capturée dans le cycle superficiel de l'eau. C'est à dire qu'on a toujours un cycle de l'eau, mais on est en train de retirer un réservoir. Et donc si on a beaucoup plus d'eau, Qui se retrouve dans le cycle superficiel alors qu'on a des températures toujours plus importantes. Eh bien, on a une accélération du cycle de l'eau et on se retrouve à vivre des sécheresses toujours plus importantes et des précipitations toujours plus puissantes. Donc, vous avez peut être vu sur les réseaux sociaux ces dernières semaines, des images de que ce soit. Au Japon un peu partout dans le monde de pluies diluviennes qui dévastent tout sur leur passage. Pourquoi? Parce qu'il existe une relation atmosphérique qui fait que à chaque fois que vous gagnez un degré dans l'atmosphère, vous allez gagner une capacité de précipitation de sept à 10 % en plus, c'est à dire qu'à chaque fois que vous augmentez la température atmosphérique, eh bien, vous augmentez la capacité de générer. De la pluie. Et donc on se mange des colonnes d'eau sur les territoires. Et donc, au lieu d'avoir jusque là des pluies qui avaient le temps de rejoindre à travers des affluents, des rivières, des fleuves, eh bien, à ce moment là, vous allez avoir de la pluie qui tombe directement et qui va suivre les axes d'écoulement préférentiels et dans ces axes d'écoulement, eh bien, vous allez finalement parfois voir des rues. Qui vont se retrouver ravagés par les eaux. Donc c'est des nouveaux risques qu'on va devoir considérer le risque de ruissellement. Et ça, c'est pour les villes. Donc, quand on pense à une ville ou à un territoire et à son artificial, eh bien, nous devons essayer de réfléchir justement, est ce que l'eau pourra. Trouver son chemin, son passage et plus vous allez dans des villes, plus on se rend compte qu'il y a très peu de zones dans lesquelles l'eau peut réussir à s'infiltrer. C'est un peu la même chose dans les milieux agricoles, puisque les milieux agricoles sont toujours plus compacté, toujours plus écrasés. Et donc notamment avec beaucoup d'intrants chimiques, vous pouvez vous retrouver avec des dizaines de couches d'intra chimiques. Donc imaginez peut être vous. À l'échelle individuelle nous mêmes. Nous sommes un cycle de l'eau à notre propre échelle. Puisqu'on a 90 d'eau dans notre sang qui circule à travers 100 zéro kilomètres de canalisation de veines d'artères, on se retrouve à inspirer justement de l'oxygène et ensuite à générer des molécules d'eau et de co. Via, notamment la dissolution du glucose. Donc, en réalité, nous sommes un petit cycle de l'eau à notre échelle, nous nous sommes obligés de boire de l'eau pour vivre nous en rejetons, nous rejetons des eaux usées. Et donc c'est trop cette eau. Finalement, à l'échelle de notre corps, elle vient nous raconter une histoire. C'est à dire que si demain, imaginez à l'échelle de votre corps ont récupéré 50 %. De toute l'eau que vous avez dans votre corps. Et on la dérivé, on la mettait dans des barrages, on l'a récupéré pour d'autres usages. Eh bien, imaginez dans quel état serait votre corps. Un autre élément. Eh bien, par exemple, vous avez parfois besoin de crème hydratante pour pouvoir hydrater votre eau, pour pouvoir faire rentrer de l'eau à travers votre peau. La sueur, c'est de l'eau qui s'échappe de votre corps. On su tout comme un arbre est capable de suer. Et donc derrière de générer. De la vapeur d'eau. Et donc, en fait, cette vapeur d'eau va aussi servir à être une sorte de ventilateur naturel. Eh bien, imaginez vous avec une cuirasse sur la peau qui viendrait complètement obstruer toutes vos pores. Imaginez que vous vous puissiez avoir une peau complètement compacté, écrasée. Qui serait impossible à hydrater ou il n'y aurait pas de sueur possible. Imaginez les dégâts que ça pourrait générer. Eh bien, ça, c'est ce que l'on retrouve partout sur tous nos territoires puisqu'on a des terres de plus en plus contactées, de plus en plus abîmées. Imaginez en plus si vous preniez une dizaine ou une vingtaine de produits chimiques sur la peau, les conséquences que ça pourrait avoir. Donc aujourd'hui, essayer d'intégrer cette question de l'eau à travers. Toutes vos réflexions. Eh bien, vous permettra peut être demain de réfléchir à un autre modèle que l'on va devoir proposer dans notre société. On ne pourra plus faire comme si on ne savait pas parce qu'on est actuellement en train d'épuiser toute l'eau disponible. Sur terre disponible et accessible rapidement. Alors vous allez me dire oui, mais on peut dessan l'eau de mer. Regardez les émirats arabes unis. On voit bien à quel point ils dessa des quantités extraordinaires d'eau. Et effectivement, on peut désaliniser de l'eau de mer. Et c'est d'ailleurs ce que des pays des milieux insulaires n'ont pas d'autre choix que de faire. Et donc alors, quel est le problème? Puisque finalement, on a trouvé une solution pour avoir toujours un peu plus d'eau. Le premier problème, c'est d'abord les techniques qui existent aujourd'hui qui nécessitent de rejeter énormément de sel, de saumure en mer qui, dans la plupart des procès, ont besoin d'à peu près 12 produits chimiques qui, eux aussi, se retrouvent complètement remis ensuite dans le milieu naturel sur les frs littorales. Donc on appauvrit un milieu. Et donc essayer de comprendre que la déchristianisation, en tous les cas, dans sa forme actuelle, ce n'est peut être pas la solution, mais c'est la solution dans des pays. Je ne sais pas si vous avez entendu parler de ce qui se passe actuellement à Mayotte, mais à partir dans quelques jours, on n'aura plus qu'eux. De l'eau un jour sur trois à Mayotte, on est en France et pour autant, eh bien, vous avez la conjonction entre des problèmes de sécheresse, des problèmes de gestion de cette eau dans les canalisations, des problèmes de surexploitation. Lorsque vous mêlez le tout, on se retrouve. Avec un peuple qui se retrouve dans une situation de détresse assez extrême. Donc voilà, je crois que l'idée c'était peut être de poser d'abord le décor du fait que considérer la question de l'eau c'est peut être aussi considérer la question des migrations dont vous avez peut être entendu parler. Par François GM, c'est peut être comprendre aussi à travers cette analyse systémique que propose Arthur Keller, à quel point l'eau s'intègre dans une question systémique. On a des guerres de l'eau parce qu'on est en fonction du moment ou on a de quand on a énormément d'eau, on est fort quand on a peu d'eau, on est très fragile si on est à la source. D'un fleuve. Eh bien, on peut le contourner et contourner son débit alors que si on se retrouve à Laval, eh bien, on devient dépendant de l'amont et donc ses fleuves traversent des pays. Donc la question de l'eau, c'est aussi une question absolument géopolitique. Donc on se rend compte qu'en réalité. Partout à chaque échelon, nous avons une question qui revient toujours et à la fois, eh bien, de l'eau qui tend comme je ne sais pas si vous avez lu balzac et la peau de chagrin mais attendent à se réduire comme une peau de chagrin qui diminue. Jour après jour avec des usages qui, eux ne diminuent absolument jamais puisqu'on continue à extraire massivement de l'eau et même pour extraire du fossile. Lorsque vous avez besoin d'aller chercher du pétrole ou du gaz, vous avez besoin d'injecter de l'eau pure. Donc voilà l'idée. C'était peut être de. De transfuser un petit peu cette question de l'eau, de vous permettre de réfléchir un peu différemment lorsque vous aurez à analyser des systèmes économiques, à participer vous même à ce modèle économique de demain, pour essayer d'y mettre un peu plus de conscience et de comprendre que aujourd'hui dans le monde, il y a des pays dans lesquelles, dans cinq à 10 ans. On aura des acu fer qui seront complètement éteints. Si ces acu fer sont taries, ça signifie que que ce seront des populations qui migrent et ça remettra en question l'habitabilité de certaines parties de la terre. Je vous propose peut être, je ne sais pas quel heure il est, mais je vous propose peut être de laisser place à des questions et de ensuite pouvoir continuer à travers vos questions, à vous répondre. Merci question ou réaction que y suis là, il y en a qu'un seul. Bonjour, madame, merci beaucoup. J'avais entendu dans certaines de vos interviews que vous évoquiez la question de l'augmentation de présence de molécules d'eau dans l'atmosphère. Je crois comme un gaz à effet de serre et vous éton du fait qu'on n'en parle pas assez. Est ce que vous avez plus d'informations à ce sujet. Oui en fait, si vous voulez. Aujourd'hui, il y a plusieurs choses. Il y a d'abord le fait que mathématiquement, lorsque vous augmentez la température d'une colonne atmosphérique, vous allez augmenter. Si vous qui est augmenté par l'émission de gaz à effet de serre, dont le co nécessairement, vous allez avoir des quantités de vapeur d'eau qui vont se retrouver en présence beaucoup plus possible. C'est à dire que. En résumé, quand vous réchauffez une atmosphère, vous allez avoir la possibilité d'accueillir plus de vapeur d'eau. La vapeur d'eau, c'est le premier gaz à effet de serre sur terre. C'est ce gaz à effet de serre qui rend l'habitabilité de la terre. La question que je pose, elle va peut être plus loin que simplement cette réaction mécanique. Simple qui d'ailleurs, est mis en évidence par la NASA, qui, notamment, montrent qu'on a une surélévation, une augmentation du taux de vapeur d'eau à l'échelle planétaire, pas partout de la même manière, mais en tous les cas, qu'il y a des études qui nous montrent très clairement que la quantité de vapeur d'eau atmosphérique est en train d'augmenter. Et la question que je posais à travers une de mes interviews, c'était de dire la quantité que l'on a dans les sous sols qui est aujourd'hui extraite et à tel point qu'on est capable, à un moment donné de modifier l'axe de la terre. Tellement on sur exploite ses napps phréatiques. Eh bien, cette, cette quantité d'eau, elle finit par être dans le cycle superficiel. Et donc si elle se retrouve dans le cycle superficiel, ça veut dire qu'on a beaucoup plus de quantité d'eau dans le cycle superficiel. Ça accélère le cycle de l'eau. Et donc ça accélère aussi en partie la quantité de vapeur d'eau présente dans l'atmosphère, mais juste peut être, pour vous donner une indication, essayer de comprendre un peu les ordres de grandeur et les enjeux. Il faut comprendre que l'eau atmosphérique, elle est extrêmement infime. Il y a moins d'un. Dans l'atmosphère terrestre de quantité de vapeur d'eau. Par contre, ce qui est essentiel, c'est qu'à l'échelle planétaire, si vous voulez imaginer la quantité de vapeur d'eau qu'on a sur terre, vous prenez la mer caspienne, une toute petite mer intérieure. Vous la divisez en sept et vous vous retrouverez avec un septième de cette mer caspienne. Ça correspond. Au 12 zéro kilomètres cubes qui sont inclus dans toute l'atmosphère terrestre. Donc la quantité et la part de vapeur d'eau, elle est absolument infime. Ce que je soulignais, c'est simplement le fait que vous avez du co. Naturel dans l'atmosphère, vous avez du co anthropique émis par l'homme. Et donc la question des nappes phréatiques et des nappes à cuère profonde fossiles qui sont extraites et bien pose des questions parce que, par exemple, à l'époque, le colonel Kadhafi et. Qui était ce dictateur qui a décidé de créer la grande rivière artificielle et donc de vider l'intégralité d'un réservoir? Eh bien, lorsqu'il a décidé d'aller chercher dans la nappe en Libye et de pouvoir prélever toute l'eau qu'il y avait dans les sous sols pour pouvoir alimenter Tripoli en eau et pour pouvoir rendre la région luxuriante et avoir beaucoup d'eau pour l'irrigation des cultures. Eh bien, juste cette nappe là. Le contenant estimé de cette nappe. Là, c'est à peu près 6000 fois le contenant de ce que l'on a dans toute l'atmosphère terrestre. Si vous multipliez ça par tous les acu faire au niveau mondial, il me semble qu'il est important de considérer cette. Part de vapeur d'eau anthropique. C'est à dire que ce que je voulais souligner, c'est à quel point, lorsque l'on modifie le cycle de l'eau et qu'on modifie notamment son passage au niveau de l'atmosphère, eh bien, il ne faut jamais oublier que c'est un gaz à effet de serre extrêmement puissant et plus il est présent, plus lui aussi va contribuer. A augmenté la température terrestre. Donc, ce sont des questions qui sont cruciales, qui me semblent pas encore assez explorées dans ses liens entre les milieux souterrains et les milieux atmosphériques et que la NASA est en train aujourd'hui de souligner, de mettre en évidence. Mais en tous les cas, il y a un large champ à explorer. On sait aujourd'hui que les émissions de co sont le surplus d'émissions de co est lié à l'activité humaine. Et il y a aussi un surplus de vapeurs d'eau qui est lié à une forme d'activité humaine, notamment à l'irrigation et à l'extraction massive des sous sols. Et donc on doit aussi s'interroger sur cette part anthropique de ce cycle de l'eau. Merci.