Les 3 grandes menaces des 50 prochaines années Bonsoir, monsieur Attali et bonsoir à tous. Vous aurez peut être reconnu en prenant place dans cet amphithéâtre, les airs d'une symphonie de Mozart. Eh bien, sachez que notre invité ce soir est un chef d'orchestre, mais un chef d'orchestre, pas comme les autres qui prend autant de plaisir à mettre en musique des partitions que la politique française de ces 50 dernières années. Tout d'abord, merci à vous, cher public, d'être parmi nous ce soir. Nous sommes ravis de voir que vous êtes venu aussi nombreux pour cette première conférence de l'année. Une conférence qui s'annonce captivante et inspirante. Et bien sûr, merci à vous, monsieur atali, d'avoir accepté notre invitation et de bien vouloir nous accorder un peu de votre temps que nous savons précieux. A l'occasion de cette première conférence, nous nous sommes demandé vers quelle personnalité nous tourner. Nous fallait-il un ancien énarque, un conseiller spécial de président français, un économiste, un homme d'affaires, un écrivain ou bien encore un musicien? Eh bien, pour ne pas avoir à choisir, nous recevons ce soir exceptionnellement un homme qui réunit toutes ses casquettes ici à ces débats. La tradition veut que nous commencions par brosser brièvement le portrait de notre invité, mais une brève introduction pour résumer votre vie, monsieur athalie, cela relève presque de la mission impossible. C'est simple. Vous avez tout fait. À quelque détail près. Peut-être aurais-je dû commencer par dresser une liste de ce que vous n'avez pas fait. C'eût été plus rapide. Toutefois, afin que notre public soit dans les meilleures conditions pour recevoir ce que vous avez à lui dire ce soir, je me risque tout de même à rappeler rapidement les grands chapitres du roman Attali, né le er novembre de l'autre côté de la Méditerranée Alger, vous rejoignez la France quelques années plus tard, tandis que votre terre natale est le théâtre d'une guerre violente. Vous vous installez à paris, rue de la pompe et votre père y développe son commerce de parfums. Vous effectuez vos études secondaires, puis votre classe préparatoire au lycée jeanson de sailly polytechnicien, puis ayar. Vous faites rapidement vos premiers pas en politique. Pendant 10 ans, vous devenez le conseiller spécial du président François Mitterrand. Chaque soir, vous rédigez une note à son attention sur l'économie, la culture, la politique ou bien encore votre dernier livre de chevet. Vous accompagnerez par la suite de près ou de loin les présidents qui suivront, notamment Nicolas Sarkozy et François Hollande, qui vous consulteront respectivement pour une commission sur la libération de la croissance française et une autre sur l'économie positive. Vous êtes le cofondateur de plusieurs institutions comme la banque européenne pour la reconstruction et le développement positif planète, une organisation qui conseille des millions de de micro entrepreneurs et promeut l'économie positive ou encore l'ong action contre la faim. Auteur de plus de 80 ouvrages qui balayent une large variété de sujets. Vous êtes aussi connu pour des prises de position fortes comme celle de convier à Londres en. En tant que président de la bird Mikhaïl koba, un sommet du g contre l'avis du premier ministre britannique. Enfin, vous êtes considéré comme le mentor de l'actuel président de la république, celui qui le premier lui, a mis le pied à l'étrier, vous déclariez, je suis convaincu qu'il sera un jour président de la république. Alors si jamais ce soir, il y a dans cette salle des âmes qui se rêvent déjà aux plus hautes sphères du pouvoir français et qui seraient, dans l'attente d'un soutien fort ou d'une prophétie sur leur avenir politique, vous savez, vers qui vous dirigez à la fin de cet échange. Au nom de toute l'équipe h, je vous souhaite une très belle conférence. Je vais me permettre de vous remercier de cette introduction mais de corriger quelques petits points. Ah. Je n'ai conseillé qu'un seul président de la public et François Mitterrand. J'ai été en effet son compagnon. J'étais à ce moment là. Conseil d'état allé en sortant de Lena et j'étais aussi professeur puisque je dis en même temps professeur à polytechnique et ensuite il se trouve que j'ai eu des amis qui sont trois amis qui sont devenus présidents de la république un pour qui je n'ai jamais ôté Nicolas Sarkozy, mais qui m'a demandé de présider une commission partisane, un homme et deux autres successivement qui étaient mes assistants, le hasard de la vie. François Hollande était mon assistant et, et l'actuel président aussi, mais j'ai toujours dit que ces trois là, comme le premier, auraient été président, même s'il m'avait jamais rencontré. Donc n'exagérait pas le rôle que j'ai pu jouer dans leur carrière. Très bien, merci pour ces quelques précisions. Bonsoir, bonsoir à tous. Bonsoir, monsieur attali, merci de nous faire l'honneur d'être là aujourd'hui. Ma première question et je pense que tout le monde se la pose dans la salle actuellement. Ce n'est pas fatigant de continuer à joer entre toutes ses casquettes à 79 ans du tout, ce qui serait sûrement fatigant, c'est d'arrêter. D'abord, j'ai une vie. D'abord, vous avez dit mon âge, je n'en ai pas à faire dans ma tête. J'ai 40 ans et si voulez mon emploi du temps des semaines qui viennent. Je suis la semaine prochaine réunion de la banque mondiale à Marrakech. Je publie un roman dans trois semaines. Dans un mois et demi, je dirige le neuvième de schubert avec un orchestre de 80 musiciens. La semaine d'après, je suis en Arabie saoudite, puis au Japon, aux états-unis. Ça c'est mes semaines qui viennent. Je fais une heure de sport tous les jours et j'ai un certain nombre de disciplines qui me permettent la vie s'arrêtera dans cinq minutes ou je ne sais quand, mais en tout cas dans ma tête, j'ai, je suis plus jeune que vous. En tout cas, ce qui est sûr, c'est que vous faites peut être plus que nous, beaucoup plus que nous. Merci pour d'être venu, monsieur atali, merci à tous d'être là. Votre carrière commence par un parcours académique hors pair. Classe préparatoire école polytechnique Lena science, po et doctorat en sciences économiques avec vous. Éducation rime avec excellence. Malheureusement, c'est plutôt le terme de nivellement par le bas qui revient pour décrire le système éducatif français. Face à ce constat, différents modèles sont étudiés afin d'inverser les tendances. Celui que vous privilégiez, monsieur athalie, c'est le modèle finlandais. Il se pose au système puni qui, selon vous, empêche chaque élève de développer sa créativité et de devenir soi. Les finlandais ne se sont pas notés avant 13 ans et valorisent l'hyper proximité avec le corps professoral. Si ce modèle est efficace, celui qui obtient les meilleurs résultats académiques et le système singapourien CER plus strict avec une première orientation dès l'âge de 12 ans, mais qui est premier au classement pisa, ce qui s'en rapprochent le plus en France. C'est le modèle des classes préparatoires dont nous sommes ici en grande partie issue. Or, la communication autour d'elle ces dernières années les ont disqualifiés et les rendent beaucoup moins attractives. Pensez-vous, monsieur athalie, vous qui êtes passé par cette formation que la classe préparatoire est amenée à disparaître? Et si oui, faut-il la protéger en tant qu'excellence et symbole de la mérito Cassie française? On commence donc par une question corporative. C'est ça? Oui, bien sûr. Dans le livre que vous avez posé là, j' explique en effet que les deux meilleurs systèmes dans l'éducation qui n'est pas la même chose que la transmission, je suis là pour transmettre les parents sont là pour transmettre beaucoup de gens. Transmettre l'éducation n'est qu'une toute petite partie de leur transmission dans le système de transmission. Aujourd'hui, on reconnaît que dans l'état actuel des choses, ça peut changer le meilleur système. C'est le système finlandais. Le système singapourien s'est rallié au modèle finlandais depuis le moment où vous l'avez décrit. Puisquils sont en train de sortir progressivement du système de la compétition individualiste pour rejoindre un modèle ou, comme vous l'avez dit, pas de notation jusqu'à 14 ans, les professeurs sont aussi bien rémunérés que les médecins et les avocats. Et il n'y a pas de compétition individuelle. Tout est un système de projet, mais tout ça s'inscrit dans une société très différente de la nôtre. Et pour ce qui est de la société française, je suis ceux de ceux qui pensent qu'il ne faut pas supprimer les classes préparatoires, mais il faut que tout le monde ait aé aux classes préparatoires. Donc, il faudrait que l'ensemble du système universitaire soit aussi élitiste que le sont le système des classes prépar. Donc tout le monde est axé pendant les deux ou trois ans qui suivent le bac, un système de la même qualité. C'est un message que nous retransmettre l'un des enjeux majeurs aujourd'hui sur l'éducation qui concerne cette fois ci. Toutes les étapes de l'enseignement, à savoir le primaire, le secondaire et le supérieur. C'est ce que vous qualifiez de tsunami numérique. Au XIXe siècle, l'europe a participé à l'affaiblissement de l'empire chinois en encourageant la culture de l'opium. La Chine aujourd'hui développe ce que vous appelez son opium chinois, tiktok. Ce réseau social cape, l'attention des jeunes et des adolescents qui passent en 2000 près de 102 minutes par jour dessus afin d'éviter de devenir des homo barba à savoir et je vous cite, des analphabètes perdus dans une bibliothèque infinie. Vous proposez entre autres, d'interdire les écrans avant six ans. Au regard des tendances actuelles. Pensez-vous qu'il faudra aller plus loin en instaurant comme en Chine, des mesures bien plus restrictives sur l'utilisation des écrans? Aussi bien les jeux vidéo que les réseaux sociaux et jusqu'où peut-on aller sans remettre en cause la démocratie et les libertés qu'elle octroie? Ce sont des très grands enjeux que vous évoquez là. D'abord, dans ce livre, je distingue deux formes de tsunamis, un tsunami technologique et un tsunami démographique, le tsunami technologique étant d'abord plutôt en occident, dans les pays développés et le tsunami démographique étant ailleurs, car il y a en raison de l'évolution démographique, deux, deux sociétés qui sont en train de se mettre en place, une société qui vieillit après avoir été riche et une société qui reste jeune et qui vieillira sans avoir été riche le plus dangereux. Ce qui se passe sur la planète, puisque la français, c'est un minuscule espace sur la planète plus dangereux. C'est ce qui se passe sur les deux tiers de l'humanité ou en dehors des classes moyennes supérieures et des classes supérieures. Personne n'a plus accès à l'éducation en Afrique, nombre d'élèves par class et environ 80 100 avec des ures qui ne sont pas formées. Donc nous avons devant nous. Une période ou les jeunes, non seulement ceux qui ont été sortis de l'école pendant deux ans par le qui, pour toutes les filles, n'y sont pratiquement pas jamais rentrés. Donc les filles qui rent plus à l'école et se marient très jeunes, on voit les conséquences que ça nous nous préparons à une période ou un de trois, 4 000 000 000 de personnes n'auront pas été à l'école. On faut bien voir ce que ça veut dire. Ils seront pas été à l'école, mais le vide aura été rempli par des enseignements religieux ou par d'autres formes qui sont considérables. Les pays développés, eux sont en effet confrontés ou à menace du tsunami technologique. Je dirais à quel point tout à l'heure, les deux peuvent se devenir une réponse, mais le tsunami technologique, c'est en effet tiktok qui est extrêmement dangereux par la diction qu'il propose, mais c'est aussi les jeux vidéo aujourd'hui déjà au Canada. On pense qu'après les études qui ont été faites que les les jeunes passent, les élèves en âge scolaire passent plus de temps devant un écran à autre chose qu'à apprendre qu'ils ne passent à l'école. À l'heure où nous parlons, à l'heure où nous parlons, il y a en train et 2 000 000 000 de personnes qui jouent en vidéo, un jeu vidéo en ce moment même. Et ce chiffre est en train de monter et les jeux vidéo, c'est de cette façon, le sujet du roman que je publie dans trois semaines sont pourrait être une formidable moyen éducatif, mais sont surtout aujourd'hui une façon d'entraîner toute une s. On pourrait revenir très longuement, mais ils ne remplissent pas leurs fonctions. Et ça me ramène à l'influence, à l'importance de la technologie. La technologie, en particulier d'agence artificielle. Je dis souvent c'est comme un marteau, un marteau, ça sert à détruire ou ça sert à construire. Donc les technologies n'ont pas en soi une fonction bonne ou mauvaise. Si on prend le terrain de l'éducation sur ce qui concerne les pays en développement ou les pays fort de démographie, il est évident que les technologies peuvent être un formidable outil de formation pour des gens qui n'ont pas qui n'auront pas des profs sous devant eux en nombre suffisant, bien formés. Si si on est capable de créer les conditions d'une addiction à l'éducation par le numérique, comme on crée une addiction à TI to et ce n'est pas exclu, il existe aujourd'hui des applications qui commencent à se développer, qui sont d'application sur tik to ou sur l'équivalent de tik to pour enseigner d'une façon révolutionnaire, je pourrais entrer dans l'état si vous voulez, mais c'est extrêmement efficace et extrêmement prometteur. Donc on peut imaginer d'utiliser les technologies à remplir le vide qui est en train de se laisser de même. On peut imaginer que dans les pays développés et à l'échelle mondiale, ensuite, puisque cela commence là et peut être même pas forcément là, parce qu'il y a des des initiatives qui se font en Afrique, qui ensuite vont ailleurs, on peut imaginer que les technologies vont être le numérique, mais au delà du numérique et de l'intelligence filiale, bien d'autres innovations vont permettre de repenser l'éducation car qu'on a dû vous le dire 50 fois, mais vous êtes la première ou les premières générations qui sont à l'école et à l'université pour des métiers qui n'existent pas jusqu'à présent, on allait à l'école et à l'université pour se préparer les métiers qui vous êtes. Une des premières quatre, cinq ans après génération dont on ne sait pas quel métier vous allez exercer. On ne sait pas les tâches, mais on ne sait pas vraiment les métiers de métier qui vont disparaître, ce qui vont apparaître, ce qui veut dire qu'il faut cesser de parler de l'éducation. Un temps limité. C'est l'éducation tout au long de la vie. Maintenant en permanence, préparez vous à ça. Vous aurez à apprendre tout le temps et c'est formidable. C'est passionnant. Je découvre, j'apprends des choses tous les jours. Je suis des cours tous les jours. C'est absolument passionnant et préparez vous à ce que vous ayez à inventer vos métiers. Donc il ne faut pas pas penser l'enseignement comme on le pensait auparavant. Il faut le penser véritablement dans un ensemble beaucoup plus vaste, tout en nom. Avis et pas seulement tout au long de la vie. L'école n'est qu'une petite partie de la formation. Les parents, je un rôle très important. La famille, on le sait, ça, c'est un facteur essentiel malgré le fait qu'il y ait beaucoup plus de familles monoparentales aujourd'hui. Oui, oui. J'étais hier avec un de mes amis qui est un jeune professeur de drancy, jérôme montagneux, qui fait un travail formidable et que je suis de plus longue. L'année qui enseigne en terminal. Et qui s'est mis comme objectif et je le suis depuis longtemps d'amener tous ses élèves, dont une très grande partie sont des familles monoparentales au bac avec mention. Très bien, comment il fait il nous, au début d'année, une relation personnalisée avec chaque parent parental ou pas me parental. Et il a avec chacun d'entre eux une relation personnalisée hebdomadaire 97 % de bach. Mention. Très bien, donc voyez que ce n'est pas impossible. Merci pour ces précisions. J'aimerais revenir sur un point que vous avez évoqué tout à l'heure et le lier avec la question de la capacité à réformer la France. Quand il dit vous parlez des classes préparatoires, vous vous avez dit que c'était un système qui pourrait être souhaitable et généralisé à l'ensemble d'une génération française. On a vu les blocages qu'il y a eu quand il a fallu mettre la sélection à la FAQ. Si vous annoncez demain aux étudiants, je ne sais pas de dentaire. Vous pouvez répéter autre fois, on a vu les blocages qu'il y a eu quand on a annoncé la sélection à la fac. Si on devait demain sélection ou effectivement, si demain on devait annoncer aux étudiants de dentaire, par exemple, qu'il devait passer un concours. Je ne suis pas sûr que les résultats souhaités, mais ne soyez pas méprisant à l'égard des études méprisant non, c'est pas l'objectif. C'était plus pour le lier à la capacité à réformer un pays. Et on le trouve souvent dans vos livres et dans ce que vous dites, il y a cette dualité française particulière. Et j'aimerais avoir votre avis là dessus pour vous citer la France et le pays qui a la la natalité la plus élevée d'Europe, un système d'éducation et de santé de haut niveau des infrastructures modernes, des entreprises créatives, une vie intellectuelle, intellectuelle et associative dynamique. Et de l'autre, on a la France. Des émeutes des banlieues, la France, des gilets jaunes, la France des manifestations contre la réforme des retraites. C'est un paradoxe intéressant. Est ce que vous serez d'accord avec cette phrase de Sylvie tesson qui dit que la France est bel et bien ce paradis peu plaît, des gens qui se croient en enfer. Je vais vous faire une révélation. Ceux dont vous dites qu'il bénéficie des mêmes systèmes, c'est les mêmes que les autres. Il ne faut pas faire une distinction entre deux France. C'est pas vrai. La France est en effet un pays qui a un énorme potentiel. C'est vrai que la France est admirée du monde entier. C'est vrai que beaucoup de gens veulent venir. Mais en même temps, la France est ressentie comme un pays qui est au bord du déclin. C'est pour ça qu'on est plus pessimiste en France qu'en Irak. Pourquoi? Parce qu'on ira qu'on ne peut penser que ça va si mal que ça peut caler mieux, tandis qu'en France, ça va relativement bien. Donc on peut penser que ça va aller plus mal. D'autre part, la France. Et ressenti aujourd'hui comme un pays qui ne sait pas retenir ses élites. Regardez les prix Nobel d'aujourd'hui de français. On s'en glorifie, mais il y en a un qui est en Suède et l'autre aux états-unis. Donc on ne sait pas retenir nos élites. Et donc il ne faut pas dire qu'il y a une France qui est composée de gens formidables, puis une sorte de l pen prolétariat qui serait gilet jaune et tout pas va du tout. Les gens sont socialement placés dans des conditions différentes et socialement, ils se réagissent les gilets jaunes. Moi, si j'avais été dans leur position, j'aurais été gilets jaunes. Et si j'avais votre âge, je serait révolutionnaire. Je serais pas en train d'attendre le prochain job de marketing dans une boîte de parfum. On rappelle qu'on n'a pas eu blondeau pour ba. Il y a quelque chose que vous avez dit qui souhaite qu'on aille vraiment dans ce genre de discussion. Ok. Alors il y a une, il y a une phrase que vous avez dit, c'est qu'en France, on n'est plus pessimiste que dans d'autres pays qui pourtant continuent de voir la France comme une terre d'avenir, comme un paradis, comme le disait Evan dans une interview réalisée récemment, vous répondez non à la question. La France a tel un problème avec l'immigration. Pourtant, un sondage publié en jeu en juillet 2000 23 par lho révèle que 65 des français considèrent qu'il y a déjà beaucoup trop d'étrangers et qu'accueillir les immigrés supplémentaires n'est pas souhaitable. N'y a t, il pas une déconnexion, monsieur athalie entre votre propos et le ressenti des français et si déconnexion, il y a qui aurait tort. Je ne crois pas que ce soit vrai suivant la façon dont vous posez la question. Le change est complètement différent. Donc je ne crois pas que ce sont d'un choi vrai. Donc je pense que c'est que le fait est faux. La France a toujours été un pays d'accueil. La France accueille chaque année entre 250 et 300 zéro étrangers de plus, dont certains repartent, beaucoup repartent, la moitié repartent. Et donc, et la France est un pays qui est fait de migration, le mot France est un mot qui signe qui désigne un envahisseur. La langue française contient beaucoup plus de mots d'arabe que de mots de gaulois. Nous sommes un pays qui est fait de migration diverses et nombreuse. Et donc je pense que l'idée que la France est hostile à l'arrivée de l'étranger. C'est faux par contre là ou il y a un vrai problème aujourd'hui, qui est inquiétant, c'est qu'on n'a pas mis assez d'efforts sur l'intégration. Le fait qu'on ne laisse pas des étrangers en institution irrégulière travailler est une erreur monumentale que les allemands n'ont pas commise. Parce que si vous laissez pas les gens travailler sont forcés d, d'avoir des activités illégales et s'entraîne des pires catastrophes. Donc, Si ont laissé les étrangers en France en situation de mieux s'intégrer, la situation serait meilleure, mais je ne crois absolument pas que les français soient hostiles à l'immigration. C'est faux, sans ajouter le fait que si je demandais à lever la main à tous ceux qui ont un grand père ou une grand mère étrangère, je ne sais pas combien de personnes lever la main, le coup fasse le test. Combien de personnes ont une grand père ou une grand mère d'origine étrangère? Voilà, j'ai ma réponse. Merci beaucoup. Moi. J'aurais aimé rebondir sur encore une fois ce que vous avez dit il y a quelques secondes, vous avez dit que vous auriez été un révolutionnaire à autre âge. Dans quelle révolution vous serez lancée. Il y a une forme de révolution possible. Je vous invite pas à les poser des bombes parce que ça sert à rien. Mais je vous invite à a beaucoup réfléchir à l'action que vous allez mener. J'ai posé dans un dans un livre très récent qui n'est pas le dernier puisque j'en publie dans trois semaines, mais le dernier paru deux principes, le principe ne jamais agir, contrairement à l'intérêt des générations futures dans sa vie personnelle, comme dans sa vie professionnelle, comme dans sa vie amicale, toutes les dimensions comme sa vie de citoyens se poser en permanence. La question de savoir si on agit en fonction de l'intérêt des gens, la sur future de certain façon, c'est ce qu'on fait aux parents qui j'imagine, puisque vous êtes là, on fait beaucoup de sacrifices pour pour créer les conditions, pour vous bénéficier. Ils ont agi dans l'intérêt des générations futur limité, un segment très étroit, c'est-à-dire vous. Il faut que vous considériez que vous devez agir dans l'intérêt déjà un gens suivante, même si ces pas directement liés à vous. Je cite souvent Marx, je veux dire ici, dans ce qu' précise gro aux Marx, gros Marx disait. Je ne vois pas pourquoi je m'intéresserai aux générations futures. Qu'est ce qu'elles ont fait? Pour moi, c'est une citation intéressante mais fausse. Nous avons tous intérêt au bien être des générations futures. Je vous ai cité l'exemple de l'école qui disparaît dans les pays du sud. Vous imaginez s'il y a 3 000 000 000 de gens qui qui sont analphabètes à 30 ans, l'avenir qui qui vous est réservé. Donc nous n'avons pas intérêt à cela. Ça, c'est le premier principe. Il faut l'appliquer en permanence, se poser en permanence la question qu'est ce que je fais? Qui est dans l'intérêt déjà sur futur, dans le choix de votre métier, dans le choix de vos relations amicales dans le choix, tout ce que vous faites, qu'est ce que je fais dans l'intérêt d? Qu'est ce que je fais aussi dans cette même perspective, pour laisser une trace utile et qui soit utile à moi et à ceux qui comptent après moi? Deuxième principe qui en découle en économie. Si on applique ce principe simplement à la sphère économique, je distingue deux catégories d'activité. Des activités qui sont nuisibles à l'économie, aux générations futures. Ce que j'appelle l'économie de la mort, c'est à dire tout ce qui touche de près au de loin aux énergies fossiles. Et c'est très vaste, vous le savez, dans vos études, c'est pas seulement la mobilité, c'est aussi le plastique, la chimie et des choses. On peut ranger dans ces catégories tout ce qui tourne autour de l' su artificielle de de l'agriculture artificialisée de l'artificialisation des sols de grande partie de l'activité numérique. J'appelle l'économie de la vie, les énergies renouvelables, tout ce qui va avec la finance durable. L'alimentation saine, l'eau, le recyclage, l'éducation, la santé, la démocratie, la sécurité, la défense plus de 50 % du pipe de tous les pays sont consacrés à l'économie de la mort. Plus de 50 % de vos dépenses personnelles sont consacrées à l'économie de la mort puisque par exemple, n'oublions pas le textile pour la plupart du textile dans l'économie, la première chose que vous devez faire, c'est de vous demander dans quelle entreprise je vais travailler. Est ce que je vais travailler dans une entreprise de l'économie de la mort ou dans une press, l'économie de la vie, ou si je travaille dans une économie de une entreprise de l'économie de la mort, est-ce que c'est pour l'orienter vers l'économie de la vie? Et pour moi, une attitude révolutionnaire très basique, hein? Je ne demande pas de prendre le maquis en disant ça, c'est de choisir où vous allez travailler et de choisir de ne pas travailler pour être les fossoyeurs de l'avenir, le fossoyeur de vous et de vos enfants, car les chiffres sont effrayants, hein? Dans 30 ans, si on continue comme ça, ce ne sera pas deux degrés. Ce sera quatre. Cinq, six degrés. À l'heure où nous parlons, on est à 15 degrés en Amérique latine et vous avez vu qu'on est à plus de 10 degrés dans certaines régions de la France. Il faut assumer le fait que si on n'a pas une transition radicale sur le climat, c'est foutu. Deuxièmement, c'est foutu parce que on est dans une situation à cause de toutes les conséquences sur l'eau, sur les différentes mutations de voir un développement de l'armement absolument gigantesque. Et enfin, tous les mécanismes d l'artificialisation, des sols d artificial de la nature l'artificialisation du vivant, sont en train de créer des conditions, une disparition d'espèces humaines. Donc il y a vraiment un grand virage à faire rapide et sur ce mouvement radical, il peut être radical simplement si toute votre promotion disait je ne vais jamais travailler dans une entreprise d'économie de la mort. Si j'y vais, c'est pour les faire bouger. Ça commencerait à changer de choses. C'est là, c'est, disons, la forme la plus soft de l'action révolution. Je vous invite à faire des révolutionnaires qui continuent à travailler quand même, quoi des révolutionnaires qui continuent à travailler quand même, parce que vous imaginez qu'un révolutionnaire ne travaille pas pas. Cette question du soin aux générations futures est particulièrement présente dans vos livres. Et je pense qu'on peut se la poser au niveau de la construction européenne et de ce qu'on souhaite faire en tant que future génération européenne dans votre. Dans un livre récent, vous envisagez, on va avoir des plus des thèmes géopolitiques. Vous envisagez une disparition des grands cœurs, ce que vous appelez les grands cœur, ce qui a été historiquement le Royaume-Uni, New York, ce qui aujourd'hui, au XXe siècle, était Los Angeles. Et donc le déclin, le déclin inévitable d'un empire américain de plus en plus endetté et qui doit régler ses tensions internes face à une Chine qui risque d'être vieille avant d'être riche face à ces deux pôles vous semble avoir une grande confiance en l'europe et à sa capacité à se détacher. Or, aujourd'hui, on pourrait vous opposer que l'europe. C'est une Europe qui ne sait pas se défendre sur son grand frère américain. C'est une Europe qui voit ses bastions industrielles, attaquées par les avancées des autres pays qui semble aujourd'hui en retard sur les grandes industries de demain. On peut citer les microprocesseurs, les batteries électriques, etc. Face à ce constat, est-il toujours possible de défendre l'idée que l'écart ne se creuse pas entre la rhétorique de puissance et saté à la projeter en Europe? Votre constat est exact. Je vais revenir. J'ai repris dans ce livre, vous faites all auquel vous faites allusion la théorie de l'école française des annales, qui a évoqué l'idée que l'économie capitaliste qui domine le monde dans son développement depuis le x e siècle est organisée autour d'un chœur qui, lui même, est au centre d'une forme qui est l'espace marchand et l'espace marchand s'étend pour atteindre aujourd'hui la planeur entière et le cœur s'est déplacé. Et j, j'ai fait dans ce livre la succession des cœurs Bruges Venise envers gêne, Amsterdam, Londres, boston, New York, Los Angeles et chaque fois séparé par une crise. Aujourd'hui, on peut se poser la question de savoir ou est le prochain cœur dans ce livre. J'explique pourquoi je pense pas qu'il sera aux états-unis les resteront une superpuissance relative, mais la Californie est perdue. Ça pourrait être autour de. La Floride du Texas qui s'entraîne le thé, mais pour de tas de raisons, pour être détaillée, les vie resteront une superpuissance relative. La Chine, à mon sens, ne sera pas non plus la superpuissance dominante de la planète, d'abord parce qu'elle n'en a jamais envie historiquement et ensuite parce qu'elle est confrontée à tellement de problèmes intérieurs qu'elle ne sera pas parce ce qui est d'ailleurs assez dangereux pour nous, parce qu'elle peut se reper dans une stratégie militaire. Je ne pense pas que, de façon certaine, l'europe le sera, que tous les arguments que vous avez donnés sont certains n' aura pas souffre d'énormément de faiblesse. Mais malgré tout, l'europe a tout pour réussir et elle n'est pas sans argument pour dire qu'elle est en train de réussir. Regardez la commission qui a été élue il y a il y a quatre ans et qui va être remplacée par elle même ou par une autre. Dans l'année prochaine, personne n'avait pensé qu'elle réussirait à faire ce qui était impensable. La mutualisation des dettes. Le développement d'une industrie pharmaceutique, des textes majeurs en matière de protection du marché à l'égard du travail des enfants venant du reste du monde. La protection par un texte sur la protection de l'importation de gaz à effet de serre, dont les produits importés, le développement d'une d'une action majeure sur la sécurité numérique, chose auquel on n'aurait jamais pensé, c'est hors de portée. Bon, il est clair qu'aujourd'hui nous sommes confrontés d'abord à un problème majeur. C'est la défense, c'est l'enjeu essentiel et la défense, c'est l'industrie. Il n'y a pas de défense. Sens une industrie de la défense. Les Etats-Unis ont développé une industrie en général parce qu'ils ont développé le complexe militaire industriel, qui est la clé de l'industrie américaine militaire ou pas. Il y a une petite institution américaine que je vous invite à regarder. Elle est publique qui s'appelle la DARPA, qui est un département qui dépend du ministère de la défense qui vous connaissez la DARPA ou pas bon. Quand vous a appris appris ce que c'était, il y a s'il avait, s'il existait une DARPA européenne, elle existe tout à fait minuscule. Et si nous avions une vraie politique industrielle européenne et en particulier une politique de l'industrie de la défense, mais encore une fois, la dar pas a montré que l'industrie de la défense irri l'ensemble de l'industrie. Nous aurions une vraie puissance européenne. Et je pense que ça viendra, mais peut-être trop tard, ça viendra quand nous européens, tous ensemble, nous aurons compris cette phrase très simple mais radicale. Nous sommes seuls pour l'instant, on ne veut pas le comprendre parce que on a les américains. Et donc, en effet, quand on a besoin d'armes, on va aller chercher quand on a besoin de défendre l'ukraine, c'est qui vient de le faire, mais. Le prochain président américain, s'il est un républicain, il aura plus d'armes et on voit très bien comment les choses se passent et nous pouvons très bien être très bientôt en situation de ne plus avoir personne pour nous défendre. Et ça serait trop tard si nous n'avons pas mis en place les choses. Donc, je pense que la question des cinq prochaines années, c'est la question de la de là de la défense et de l'industrie. Il n'est pas normal qu'aux et états-unis, il y ait quatre opérateurs téléphoniques qui en est quatre en Chine et qui en est 100 en Europe. C'est une folie du libéralisme concurrentiel de la commission qui, idéologiquement, a donné tout pouvoir aux consommateurs, aucun pouvoir aux travailleurs, aucun pouvoir ou à l'état, et donc, C'est pourquoi on a 100 opérateur téléphonique parce on privilégie la concurrence interne et non pas la politique industrielle qui cait avoir de grands opérateurs de grands acteurs. On a fait Airbus par hasard, par chance, parce qu'ils n'ont pas vu qu'on le faisait. Et maintenant, il est urgent de faire ça. Donc le grand enjeu européen aujourd'hui et si on n'y arrive pas, alors oui, l'europe va se les faire pour dire sur ça. Il y a un autre débat qui anime l'union européenne en ce moment, c'est celle de son expansion. Pourquoi pas? Notamment face aux défi que vous avez évoqués, on a quand même dans ces dernières années, une guerre qui a apparu à la frontière de l'union européenne aussi. C'est un véritable défi pour l' union. Et donc certains parlent de réagir pro activement en poursuivant l'expansion du bloc. Cependant, imaginons que je parle de l'ukraine. Évidemment, imaginons que le conflit s'enlise que vous en avez parlé des élections américaines plutôt défavorables. Tas les financements qui arrivent en Ukraine que d'autres pays comme la Slovaquie il y a quelques jours, fassent arriver au pouvoir des personnalités plus proches du pouvoir russe. Donc, il y a un risque clairement que cette guerre dure pour les 10 15 pour ces années, du moins que les troupes russes restent sur le territoire ukrainien pendant cette période. Donc, certains parlent aujourd'hui de l'intégration de l'ukraine à l'union européenne. Quel est votre avis sur le sujet et l'ukraine doit, elle être l'allemagne. Prix 1989, à savoir un pays coûtant deux dans une seule partie jou de l'intégration à l'union européenne sont des cl et occupées par des forces hostes. On ne peut pas se permettre d'accepter l'hypothèse d'une défaite de l'ukraine. C'est impossible. Si l'ukraine et défait, ça veut dire qu'on laisse un pays qui était une démocratie en devenir devenir la colonie d'une dictature. On ne peut pas se permettre donc quoi qu'il arrive, il faudra se battre pour l'ukraine et. Vous m'avez. Vous avez rappelé quelques souvenirs de mon action passée. J'ai fondé en effet la banque européenne de construction de développement dans la perspective d'arrimer toute l'europe de l'est, y compris la Russie à l'union européenne. Et je voulais, et je continue à penser que la Russie a sa place en Europe. Dans une perspective longue, la Russie est un pays européen. Aujourd'hui, elle ne l'est pas et j'ai été en même temps favorable à ne pas faire l'élargissement, même pas au pays d'Europe de l'est. C'est pour ça que j'avais pensé à ses institutions autre, de façon avec les pays qui étaient déjà dans l'union européenne, d'aller plus vite dans une intégration politique qui élargir après. Pour l'état de raisons, les américains qui ne souhaitent pas ou ne souhaitaient pas ou ne souhaitent pas, ils sont très divisés là dessus que l'europe soit puissante, ont tout fait pour faire entrer les pays d'Europe de l'est dans l'union européenne pour l'affaiblir. Les pays d'Europe de l'est qui d'ailleurs, ne demandait pas à rentrer dans l'union européenne. C'était pour eux. À l'époque, c'était l'équivalent du come econ. C'était une horrible bureaucratie comme celle dont il venait de partir. Aujourd'hui, on est confronté au même problème. On ne peut pas ne pas élargir. On ne peut pas ne pas prendre en l'ukraine. On ne peut pas ne pas élargir aux Balkans. On ne peut pas les laisser à l'extérieur. Mais si on le fait, on sait que ça va retarder le processus d'intégration politique qui est absolument nécessaire. Mais c'est comme ça alors peut être fera t on ou continuera à faire une Europe à plusieurs vitesses, peut faire une armée à quelques uns et pas à tous. C'est possible. Mais il faut faire les deux à la fois. On ne pourra pas faire autrement. Est ce que l'ukraine sera dans l'europe, comme l'allemagne à moitié. Moi, j'ai connu l'allemagne à moitié dans l'europe pendant des années, nous étions avec, nous, avions à Berlin, presque en fraude difficilement. J'ai connu ça et. Ça fonctionne très bien. La capitale de l'allemagne était dans une petite ville qui s'appelait bonne. Ça marchait. On pourra peut être faire ça avec l'ukraine. On devra peut être faire ça avec, mais on ne peut pas faire autrement. Pour revenir sur ce conflit, on a eu avec le conflit l'idée d'un hyper conflit. C'est le terme que vous employez dans votre dernier ouvrage, fin dans l'inde, vos derniers ouvrages. La question de la prolifération nucléaire est un facteur clé dans l'évaluation de ce risque. Aujourd'hui, on voit que partout dans le monde, il y a un risque de prolifération nucléaire en Corée du nord. On pourrait avoir l'arme nucléaire en Corée du sud, celle qui se développe en Iran pour être demain celle de l'arabie saoudite pierre-marie gallois parlait d'un pouvoir égalisateur de l'atome encore aujourd'hui et de droit. On ne peut pas aspirer à être l'égal nucléaire de son voisin. De fait, c'est de moins en moins vrai. Quelles sont alors les implications de cette prolifération qui peut devenir sans fin? Et est-ce la fin de l'exceptionnalité nucléaire et le début de tous les risques inhérents à sa banalisation? Réponse, c'est oui. Je vous ai dit tout à l'heure et je ne veux pas gâcher votre soirée, qu'il y a trois menaces de suicide dans les 50 prochaines années peut être même 30 qui sont le climat, la guerre et l'artificialisation la guerre. Elle devient de plus en plus probable. En effet, si a l'attaque de de la Chine sur sur Taïwan qui est programmée pour 2027 chinois annoncé les américains s préparent et tout le monde se part une guerre en 2027 pour la conquête de Taïwan, qui est exactement la même situation que l'ukraine. Taïwan est intolérable pour le parti communiste chinois parce que ça montre qu'un pays qui est exactement le même que peut devenir une démocratie comme la Russie par rapport à l'ukraine. Donc, c'est la même chose. Comme la Corée du nord. C'est pour moi beaucoup plus dangereux. Et depuis très longtemps, je dis qu'il faut tout faire pour arrêter la Corée du nord. La cor du nord à l'arme nucléaire n'a pas encore tous les moyens de sa miniter parce qu'une arme nucléaire se sert à rien si on la mini militarise pas. Et si on ne la met pas sur un véhicule, ils sont pas loin. Si la Corée du nord a ça, en effet, la Corée du sud rat le Japon, qui n'a pas le droit de la voir, mais qui est le Japon est à trois mois de l'arme nucléaire. Ils ont tous les moyens de l'arme nucléaire. Il leur suffit de trois mois pour la faire. Tout le monde le sait. Si le Japon, là l'indonésie, Laura, les philippines leront l'australie l'aura. Si l'iran avance par la rupture du désaccord actuel vers l'arme nucléaire, les saoudiens ont dit publiquement la semaine dernière ce qu'ils n'avaient pas dit jusqu'à présent qu'ils auront l'arme nucléaire. Si l'arabie saoudite à l'âme nucler, l'afrique du sud reprendra ses recherches d'armes nucléaires le Nigeria. Vous ne savez pas si mettez vous en la tête, mais j'imagine qu'on vous l'a déjà répété 50 fois en 2050, il y a plus d'habitants au Nigeria, aux états-unis. Le Nigeria est une immense puissance immense puissance. Le Nigeria aura l'arme nucléaire. Le Brésil leur aura un nucléaire. Et en effet, à ce moment-là, c'est la probabilité que ça reste sage, diminue pluseur d' nu guerre moins la probabilité de son non usage. Son usage dissuasif reste donc le risque augmente sans compter. Et là encore, je pourrais vous gâcher la soirée en parlant des autres armes qui sont en train de se développer les armes numériques, les armes biologiques, dont le COVID, personne ne saura jamais si c'était 20 mois. Pas en tout cas si c'était un élément naturel ou un élément de laboratoire. Mais enfin ça, on a pu comprendre cette occasion qu'on peut développer de genre ce genre de truc de façon artificielle. Donc, les moyens de détruire l'humanité sont de plus en plus grands. Moi, je résume l'histoire humaine d'une façon très simple. Vous êtes des gens qui ont fait des sotis sophistiqués, mais je vais vous employer une métaphore extrêmement simple, l'histoire humaine. C'est une longue histoire sur une courbe, sur une courbe. On fait un peu de bien, un peu de mal. Et puis on se stocke des moyens de faire un peu plus de bien, un peu plus de mal, un peu plus de bien, un peu plus de mal, un peu plus de bien, un peu plus de mal, un peu plus de bien, un peu plus de mal. Et un moment, on pourrait descendre assez bas pour ne plus remonter. Et aujourd'hui, on est assez haut et on est peut-être en train de commencer à une redes et vous allez vivre cette période très, très difficile ou tout est possible pour vous avez des moyens qui viennent extraordinaires de faire le livre. Je vois tous les jours des bonnes nouvelles fantastiques en matière de santé en matière d'éducation, de culture, de démocratie extraordinaire qu'on passe trop sous silence. Les bonnes nouvelles sont gigantesques, mais en même temps. Encore une fois l'intelligence artificielle et tout ça, c'est des marteaux. C'est des outils qui peuvent servir pour le bien pour le donc c'est pour ça que je vous invite à y travailler pour le bien. Très bien, merci. Avant de passer à une petite série de questions courtes qui auxquelles suivront les questions du public, on aimerait vous poser peut être une ou deux questions personnelles. J'aimerais revenir sur l'enjeu de la transmission que vous avez évoqué, qui a toujours été au cœur de votre vie, que ce soit dans vos livres, vos articles ou dans vos interviews, transmettre et s'élever. C'est votre définition que vous donnez de l'obsession juive que vous observez déjà chez vos parents pour votre barva. Quelle place occupe votre judaïsme dans votre besoin de transmettre et plus généralement dans votre parcours, je dirais aucune et c'est une affaire privée. C'est vraiment une affaire privée. Et j'ai eu à écrire ce sujet parce que j'estime que chacun qui reçoit une tradition doit la connaître et la transmettre et. D'abord, mon principal métier. Ça a été professeur. Et si je suis ici parce que j'aime transmettre et j'ai été enseignant pendant très, très longtemps, j'ai été professeur à polytechnique à 22 ans et j'ai continué pendant un certain nombre de 24 ans. Je triche 24 ans et transmettre et la clé transmettre, transmettre, transmettre. Quand on est partie prenante d'une culture minoritaire, on n'est plus à l'affût des risques. Vous avez cité. Je vais faire une petite remarque personnelle dans votre introduction, vous avez dit que nous avons quitté l'algérie très jeune. J'ai quitté l'algérie, suis né en er novembre, jour de déclenchement de la guerre d'Algérie. Mon père, qui était à la fois grand bourgeois autodidacte, pas fait d'étude communiste et rabbin. A dit le er novembre déclenche au jour de la déclenchement de la révolution algérienne. On s'en va, c'est pas pour nous, il faut qu'ils soit indépendants, mais on ne peut pas rester. Et ce que j'ai retenu est ce que c'est lié au judaïsme à autre chose. C'est l'importance de penser loin devant de prendre des décisions en fonction de jouer six coups d'avance. Go, bel sch m'avait dit ça un jour, il m'avait dit je ne suis pas sûr d'être bonhomme politique parce qu'un homme d'état, c'est quelqu'un qui joue six coups d'avance. Est-ce que j'ai retenu? C'est l'importance toujours du long terme. Alors, est-ce que ces juifs ou est-ce que c'est simplement la réaction de tout être humain face aux menaces? En tout cas, c'est ce que j'ai retenu de mon père et ça a beaucoup guidé ma vie. Merci beaucoup. On va passer à une série comme el de questions. Réponses courtes, les questions de rapport entre elles. C'est pour avoir votre avis sur différents sujets. Je vais commencer par la première. Pour ou contre un service militaire, commencez que par la seconde sera mieux. Je commence par la seconde. Alors je reprendrai la première. Je blague. Commençons par la première. Quand vous dites commencez par la première, pardonnez moi, je vous taquine. Je vous taquin. Je commencerai par la troisième du coup qui, pour succéder à macron en 2027, à l'heure où nous parlons, c'est marine le pen, sans aucun doute, mais je pense qu'il faut tout faire pour l'éviter et je ferai tout pour l'éviter. Voilà quel est l'homme ou la femme le plus puissant de l'europe de l'europe. On peut dire la France plutôt en France. Quel est l'homme le plus puissant en France aujourd'hui? Nous parlons, ça reste le président de la république, même si il a beaucoup, beaucoup, beaucoup moins de pouvoir que ses prédécesseurs pour contre un service militaire obligatoire. Je suis pour un service civique obligatoire. Je pense qu'un service civique obligatoire aurait de l'intérêt, pas forcément très long, de créer les conditions d'une connaissance réciproque de tous. Regrettez vous la disparition de léna. Oui, je crois que c'est une grande erreur. Je pense que c'était une belle marque. Ça formait des gens de qualité. Même si moi j'ai détesté, j'ai fait Lena, j'ai détesté ça. Je trouvais que ça. J'ai, j'ai rien. J'ai rien appris. Parler d'un concours de 18 mois, je crois. C'est un concours qui dure 18 mois. C'est tout. J'ai beaucoup appris à polytechnique. J'ai adoré l'école polytechnique. J'ai beaucoup appris à science pour ça. Très intéressant, mais les Helena n'a aucun intérêt, mais. Malgré tout comme mode de sélection d'une élite administrative c, c'est formidable. Et le fait de le supprimer et en particulier, de supprimer le mode de recrutement des grands corps initial est une erreur majeure, en particulier pour les grands corps juridiques. Les énarques s'intéressent ils aux banlieues, pardon, les énarques s'intéressent ils aux banlieues, pas des catégories. Les banlieues, c'est une catégorie, les génard, c'est une catégorie, c'est vide. Il y a des énna de 1000 origines, 1000 origines, 1000 fonctions de 1000 idéologies. Donc mélangez pas. Et il se trouve que moi qui suis accessoirement un énarque. Je m'intéresse beaucoup aux banlieues et dans les banlieues, vous ne pouvez pas savoir l'extraordinaire diversité que vous avez trouvé et sûrement beaucoup de gens qui en viennent ici. Enfin, j'espère qu'il y en a beaucoup. J'en sais rien. Plutôt au secteur public, au secteur privé. Je ne réponds pas. C'était le joker. Très bien, non, mais c'est ou bien sûr, je suis pas. On connaît votre passion. Faites en sorte que le secteur privé soit d'intérêt général. Voilà, on connaît votre passion pour la musique, une musique et un bruit pour décrire la France aujourd'hui un bruit. Janis Joplin les chansons de giannis Joplin le rêve pour le bruit. Je ne vais pas vous citer tous les chanteurs qui me paraissent du bruit. Et et dernière question courte encore liée à la musique chef d'Etat ou chef d'orchestre ah, mais moi, j'ai choisi de pas essayer d'être chef d'état puisque que j'ai refusé d'être ministre ou parlementaire quand ne peut pas. Décidé et refusé de faire une carrière politique. Mais je suis très heureux d'être chez l'orchestre et je vous invite à mon prochain concert, je vais diriger le neuvième de schubert bientôt. Grand plaisir. Merci beaucoup. Merci on, on va pouvoir passer aux questions du public. Donc si vous avez des questions, lever les mains et on vous lever la main bien haute ou les deux. Bonjour monsieur, j'aimerais bien connaître votre nom. Cela tout à l'heure, vous avez parlé de la relation que l'europe devrait avoir vis à vis des pays de l'est, notamment des Balkans de l'ukraine, de la Russie. Et du fait qu'on devait les intégrer est ce que vous pensez que eux veulent, qu'on les intègre parce qu'ils ont quand même un rapport à notre système politique, à la démocratie libérale, aux libertés fondamentales qui sont intrinsèquement différents des nôtres. Je ne suis pas d'accord. Il y a 11 pays candidats qui rêvent d'entrer. Alors ils sont très en retard dans beaucoup de dimensions. Il y a encore beaucoup de corruption en Ukraine. On le sait, il y a beaucoup de violations des droits humains un peu partout, mais il y en a aussi en France, la corruption et des violations de droits humains. Et ces pays ont tous très envie d'entrer dans l'union, mais ils ne sont pas encore prêts. Il y a un procédure très de processus et des procédures très sophistiquées pour les faire nous rejoindre qui viendront. Je suis très amie de plusieurs des dirigeants de ces pays et beaucoup d'intellectuels de ces pays. Il n'y a pas de doute, ils sont européens et envie de nous rejoindre, mais dans beaucoup de cas, ils sont pas encore dans un état de droit qui le leur permet. Bonjour, monsieur, merci de votre présence. Je m'appelle Alexandre vous. Nous avez donné votre vision sur des sujets allant de l'éducation aux relations internationales et je me demandais pourquoi vous ne vous êtes jamais présenté et si vous pensez que le secteur privé a aujourd'hui plus de pouvoir pour changer les choses, c'est un choix de vie. J'ai dirigé la campagne présidentielle de François Mitterrand il y a presque 50 ans. J'avais 30 ans immédiatement. C'est présenté pour moi la possibilité de faire une carrière politique. J'ai refusé, j'ai refusé d'être candidat à une élection législative. J'ai refusé de prendre candidat aux élections municipales. J'ai refusé ensuite d'être ministre. C'est pas mon, mon truc. Je voulais et tout de suite, j'ai fait ce que je voulais, c'est à dire être un intellectuel qui pense qui écrit qui est libre, qui peut dire à son adversaire politique. Vous avez raison. Vous m'avez fait changer d'avis. Et comme j'ai eu le privilège d'accompagner un homme politique pour qui j'avais beaucoup d'admiration et avec qui j' avait Noé, une relation de connivence absolue, j'étais son directeur de cabinet dans l'opposition tout en étant au conseil d'état et professeur à polytechnique. En même temps, c'était son directeur de cabinet. J'ai dirigé sa campagne de 80. Je l'ai accompagné à l'elysée. C'était vraiment sans comparaison, beaucoup plus intéressant que d'être candidat parlementaire, même si j'ai le plus un fini respect pour ceux qui font ce métier très difficiles, je les admire de faire ça. Je que c'est un métier magnifique. On a besoin la démocratie, besoin d'élu. Je vous invite à vous, à vous engager dans la vie politique. Je vous invite à être militant en politique. Je vous invite à vous présenter aux élections si vous en avez là, la fibre. C'est très important que la démocratie, mais ce n'est pas moi assez pas. Ce n'est pas ce que je voulais faire. Je voulais être resté un chercheur, rester un écrivain, quelqu'un de libre. Je voulais faire aussi quelque chose que je vous invite à faire. Je vais vous dire un principe de ma vie qui est très ambitieux et je vous invite à voir le même très difficile. Je ne suis pas sûr d'avoir réussi. Ne jamais faire quelque chose qui peut être fait au moins aussi bien par quelqu'un d'autre. Ne jamais faire quelque chose qui peut être fait aussi bien par quelqu'un d'autre. Ça veut dire n'entrait pas comme adjoint du directeur marketing d'une boîte du ca 40. Bonjour, monsieur Attali. Je m'appelle Augustin et j'ai une question sur le tout début de votre propos. Vous avez parlé de trois grandes menaces, dont une était l'artif à outrance, qui nous ferait sortir notre état d'espèce humaine. Et je n'ai pas un avis contraire, mais je me pose la question de pourquoi et si vous pou un peu développer? Parce que sans avoir réfléchi le sujet, j'aurais plutôt l'impression que c'est le propre de l'espèce humaine de justement avoir su artificialisé à peu près tout dans notre environnement. Oui, c'est bien ce que j'ai dit, c'est le propre de l'espèce humaine que d'ar partialiser, mais en artification, en artifice, elle se détruit. Je pourrais parler pendant un h de sujet, mais progressivement, l'humanité s'est doté d'artefacts de prothèse externe d'abord, puis ensuite on a artificialisé la nature. D'abord les animaux, puis les végétaux, puis progressivement, on artificialisé les sols et on est en train d'ar artificer l'être humain, lui même. On le voit avec ce qui se passe avec l'intelligence artificielle, ce qui se passe avec les recherches sur le transhumanisme avec beaucoup de dimensions, l'utérus artificiel fait je pourrais pas vous parler une heure de cette transition. On, on peut même dire que l'histoire humaine est une histoire de la transition du vivant vers l'artefact pour une raison très profonde qui est que tous ceux qui sont dans cette sale mourons un jour, mais que cette table ne mourra pas et qu'on a le fantasme. Si nous étions un artefact, nous serions immortels. D'où la fonction de l'utopie folle du transhumanisme. Donc le propre de l'homme, oui, c'est de vouloir être un artefact. Et c'est en soi que ça rejoint l'artificialisation et la disparition d'espèces humaines, parce que je pense que si nous devenons de l'ar artefact, nous aurons perdu l'un l'identité humaine. Il y a un très beau roman de science fiction qui ne parle pas de ça, mais qui me revient à l'esprit. En parlant de ça, qu'est ce qui a lu je suis une légende. C, il faut lire beaucoup de science fiction. Lisez beaucoup, beaucoup, beaucoup de science fiction. C'est beaucoup plus intéressant que bien de vos, beaucoup de vos manuels dans ce roman de science fiction. C'est quelqu'un qui qui se qui enfermé dans une maison qui se bat contre des vampires et qui s'aperçoit qu'il est le dernier humain jusqu'à ce qu'il se rend compte qu'il est depuis longtemps lui même aussi un vampire. Eh bien, c'est ça qui nous menace. Bonjour, monsieur Attali, je m'appelle Lucas et j'aurai une question vous poser est ce que je peux me permettre de vous interrompre? Pourrez vous demander qu'on change de genre bonsoir. Monsieur Attali, merci d'être venu ce soir. Je m'appelle z neb. J'aimerais rebondir sur un propos que vous avez tenu ce soir sur les étrangers en France. Vous avez dit et je cite que le problème n'était pas tant la présence. Des étranges en France, mais bel et bien leur intégration. Moi, je suis Maroc, je suis marocaine. Donc je ne pourrais être plus d'accord avec vous, mais est ce que vous pensez qu'il serait aujourd'hui, est ce qu'il ne serait pas plutôt utopique de penser qu'on puisse intégrer toute la population étrangère dans la mesure ou il y a une extrême droite de plus en plus présente. Il y a une, une partie de la population qui se veut refuser cette immigration qui ne cesse de croître en France est ce que vous appliquez. La phrase de gros Cho marche qui dit je ne vois pas pourquoi je serais membre d'un club qui m'accepterait comme membre. Je la connaissez pas, mais mais ce n'est pas tout à fait ça que je crois que vous voulez dire non. Et puis après je reviendrai, on changera de genre de nouveau. Donc je prendrai votre question. Il y a un curseur à mettre. On ne peut pas prendre plus d'étrangers qu'on ne peut en intégrer. Et il est évident que si on ne fait pas d'effort d'intégration, on va rendre l'accueil des immigrés impossible. Qu'ils seront dans la situation. C'est pour ça que je crois que autoriser les étrangers en situation irrégulière à travailler est une nécessité. Encore une fois, les allemands l'ont fait. Certains autres pays l'ont fait, mais il faut se donner les moyens de l'intégration. Et si on se les donne pas, c'est souvent parce qu'on a l'idée, si on ne les intègre, on va faire une une aspiration. Ce qui n'est pas vrai va aspirer, ce qui n'est pas vrai. Si les gens viennent ce quils pas vraiment pour la plupart d'entre eux, pas faire autrement. Donc je crois que le curseur doit être placé à l'endroit ou on a assez donnés les moyens de créer les conditions de intégration. Ce n'est pas assimilation. Intégration, c'est participer à la vie nationale en apportant ce que la différence qu'on apporte peut faire pour enrichir la vie nationale. Monsieur, on va essayer d'alterner les genres si vous voulez. Bonjour monsieur Attali. Donc je m'appelle Lucas et vous avez mentionné tout à l'heure votre relation avec François Mitterrand. J'aurais deux questions. Comment vous l'avez rencontré et comment était votre première entrevue avec monsieur Mitterrand? J'ai rencontré à trois reprises différentes la première. J'avais, j'avais 22 ans. Je venais de sortir de polytechnique et j'étais dans une boîte de nuit avec une copine et il était dans la même boîte de nuit avec une copine. Il venait d'être battu aux élections présidentielles et j'étais le voir et je dis, monsieur, je veux travailler avec vous. Alors était un peu surpris. Et puis j'ai expliqué qui j'étais. Il m'a dit venez boire chez moi. J'étais de le voir chez lui. Il a écarté et étalé une carte de France sur son piano. Il jouait pas de pied du piano, mais il y avait un piano dans la pièce. Et il m'a dit il choisissez une circonscription. Et j'ai dis non monsieur, c'est pas ce que je veux. Je veux, je veux être un professeur en intellectuel. Je voudrais être votre conseiller, mais je ne veux pas, il m'a dit je n'ai pas besoin de conseiller. Très bien, on est resté là. Ensuite, j'ai fait le corps des mines en sortant de l. Je suis rentré à lna avec, j'ai passé le concours de léa. Je suis rentré à lna très or retard par rapport à mes camarades de promotion. Et je suis arrivé à lna, le dernier de ma promotion. Et à ce moment là, on commencé un stage et je suis arrivé en stage. J'avais 24 ans, c'était 68. Je suis arrivé à lna, le er mai 68. Et on m'a dit écoutez, il n'y a qu'un seul lieu de stage possible. Tous les autres ont été distribués. Départements de la nièvre dont François Mitterrand était président. J'ai rencontré une deuxième fois il n'y a pas de suite. La troisième fois, je me raconte l'histoire jusqu'au bout. Je l'ai rencontré parce que je. Nous avions un ami commun. Et François Mitterrand m'a reçu en bougonnant parce qu'il n'avait pas envie de me voir ce que quelqu'un lui avait dit. Il va apprendre des trucs en économie. C'est un prof d'économie. J. C'était, j'avais sept, 27 ans et 28 28 ans et il me dit bon, on est resté, on veut. Il m'a dit cinq minutes, on est resté deux h. Ensuite, je l'ai revu une deuxième fois, quelques mois plus tard me dit j'ai besoin de vous pour préparer un discours. Une deuxième fois, il m. Un troisième rendez vous. Ce rendez vous est annulé parce que le précéde de Pompidou était mort. Il m'a redemandé de venir le voir. Et quand je suis arrivé, je suis rentré dans une pièce où il était avec toute la direction de la gauche. Tous les dirigeants de la gauche étaient là et il a annoncé devant moi. Je suis candidat à la présidence de la république et je confie la direction de ma campagne à Jacques. Pas demandé mon avis. Il avait annoncé ça à personne. Personne ne me connaissait. Et voilà comment tout a commencé. Merci. Oui, là haut. Bonjour monsieur Attali, j'irai plutôt. Bonsoir. Je m'appelle inès. Je vous remercie pour cette conférence. Donc, j'ai une question sur ce que vous avez dit tout à l'heure. Donc, d'une part, vous avez dit qu'on se dirigeait tout droit vers une élection de marine le pen en 2027. Et d'autre part, vous avez dit que l'immigration n'était pas un problème pour les français. Alors j'aimerais savoir s'il n'y a pas une sorte de dichotomie dans cette danser dans ses thèses, tant l'un des principales piliers de la campagne du rn est forcément la lutte contre l'immigration. Évidemment, il y a de la vulgarisation à mes paroles, mais j'aimerais juste avoir votre pré sur ça. Non, vous avez, vous avez raison. D'abord, je ne pense pas que la montée de marine le pen soit due uniquement à l'immigration. Je ne pense pas que ça soit la seule raison. C'est lié à ce que beaucoup on a tout essayé, sauf elle. Et il y en a beaucoup, un sentiment que ça n'a pas marché, pourquoi pas? Elle c'est li a adouci son discours. Elle est plus anti européenne. Elle est beaucoup plus apparemment modérée. Et c'est li que les français ont envie d'une forme d'autorité. Et c'est vrai que que l'immigration fait partie, ce n'est qu'une partie. Et si, mais je ne pense pas que ça soit la seule raison, loin de là. Maintenant, je ne pense pas qu'elle, je pense que aujourd'hui elle est élue et c'est en le disant qu'on créera les conditions pour qu'elles ne le soit pas. Je pense qu'on y a fortes chances de réussir à éviter cette victoire. Mais le seul sujet n'est pas n'est pas l'immigration. Et je ne pense pas que 60 des français aient envie de voter marine le pen pour l'immigration, loin de là. Je pense que les français sont dans leur vie quotidienne, très ouverts à l'étranger. Le petit sondage qu'on a fait tout à l'heure en vous demandant de lever la main, la démontré non pas sur l'acceptation des projets, mais sur la nature même de l'identité française. Mais il y a sans aucun doute et les médias jouent un rôle là dessus. La mise en avant de la criminalité et venant d'une partie de cette population aggrave la situation, la craie et la fomente. C'est un vrai risque. Je pense que tout le monde va courir là dessus avec avec ce faux, cette fausse solution, vous allez voir tous les partis de gauche comme de droite prendre des attitudes anti étrangers. Tous les partis vont prendre des attitudes étrangers en croyant que ça réussir. Réussira à éviter marine le pen. Et ce n'est pas ça qui réussira. Est ce que excusez moi. Je rebondi juste très rapidement. Je suis d'accord avec vous en mettant le mot sur les choses qu'on peut les éviter. Est ce que vous pensez qu'aujourd'hui dans le paysage politique, il y a quelqu'un qui peut justement faire face à Marie Le pen. Moi, j'ai toujours pensé que la vraie démocratie, ce n'est pas une opposition de personne. C'est une motion guidée et je rêve d'un système institutionnel dans lequel on voterait d'abord sur un programme, puis ensuite sur les personnes pour l'appliquer. Le drame de la société française depuis assez longtemps, c'est que les gens, les candidats arrivent aux élections sans programme. C'est vrai depuis Jacques Chirac, il arrive sans programme et moralité. Il se trouve ensuite à ne rien fait ou à bâcler des trucs. Tous les présidents successifs, tous depuis Chirac, sont arrivés sans programme et c'est pourquoi je crois que la clé aujourd'hui n'est pas de savoir qui et les candidats ai déjeuné avec un ami tout à l'heure. Et on en a compté 14 déclaré en dehors de marine le pen. La clé, c'est de savoir quel programme, comment faire un programme qui rassemble acheter de français pour faire en sorte de s'y opposer. Modestement, je m'y emploie avec un groupe de jeunes que j'ai rassemblés. Nous avons créé une association qui s'appelle France positive et nous travaillons à réfléchir et à associer un grand nombre de gens à un programme. Dans quatre ans, je n'ai pas l'intention d'être candidat, mais je voudrais qu'il y ait un programme disponible. Nous avons réuni hier à l'assemblée nationale tout ce qui compte va, une grande partie de genre qui compte et qui travaille à la réflexion programmatique. Nous allons continuer dans les années qui viennent. Je crois que la clé, c'est de réfléchir à des propositions, à une action. Quant aux personnes, il y a des gens de qualité, mais vous savez, ce n'est pas le plus important. Et c'est même, je disais que le président, la public était aujourd'hui l'homme le plus important de France. J'ai eu récemment un jeune très brillant qui, professeur adjoint à à la ici, qui m'a demandé conseil, il avait le choix entre deux jobs, un job de conseiller à l'elysée en matière économique et de professeur adjoint à Haïti. Je me suis surpris, moi même en lui lisant à la ha Haïti, je ne conseille plus à un jeune aujourd'hui ce que j'ai conseillé pendant très longtemps les dans les uns et les autres à entrer dans la carrière politique moins intéressant. On a beaucoup moins de pouvoir a beaucoup moins d'influence, beaucoup moins de possibilité de réaliser sa vie, ce qui est inquiétant parce que ça veut dire qu'on va laisser la politique à des populistes de le moins bon niveau. Mais c'est ce, c'est ce qu'est devenue la société des politique française. Alors si vous avez envie de faire une carrière politique et si vous êtes dans cette salle, si vous avez du talent, je vous invite à en faire parce que la France va en moqu. Alors je ne vais pas vous donner un nom maintenant, mais je vous invite à réfléchir à des bonnes idées pour un candidat. Merci beaucoup. Bonjour, monsieur Attali, merci beaucoup pour votre présentation très intéressante. Je suis élo etli et je me posais une question et peut être que vous pourriez y répondre. Comment faire pour promouvoir l'économie de la vie et s'opposer à l'économie de la mort? Comme vous dites, face à des pays qui tirent leur épingle, leur épingle du jeu grâce aux énergies fossiles. On peut penser notamment à l'arabie saoudite, mais je pense surtout à l'azerbaïdjan, qui est allié avec l'israël et dont l'israël importe 60 % de son gaz. On est en train de mélanger beaucoup de sujets. D'abord, si toute une promotion de la aller travailler dans l'économie de la vie, ça changerait beaucoup de choses. Si vous en faisiez un moteur, l'objet d'un cours, l'objet d'une activité d'une dynamique interne, ça changerait énormément de choses et l'europe, si elle se tournait entièrement vers ces secteurs. Ça changerait beaucoup de choses. Ce sont des activités passionnantes, rentables qui créent de la croissance. Je ne suis pas un adepte, la décroissance qui crée de la croissance. Certains pays dont vous avez parlé l'ont compris. Prenons deux des pays que vous avez cité, l'arabie saoudite et Israël. Israël a compris que son avenir était dans l'économie de la vie, l'éducation, la santé, les énergies renouvelables, l'eau, le recyclage. C'est une économie de la vie pratiquement entièrement forcée puisqu'ils n'ont pas d'énergie fossile et en effet, ils importent du gaz de là ou ils peuvent, mais ils se mettent en situation de dépendre le moins possible l'arabie saoudite. Ils ont un plan qui marchent à vitesse. Pour ne plus dépendre de l'énergie fossile. Évidemment, aujourd'hui, c'est encore le premier producteur mondial. C'est un des plus grands polluants, mais le plan qui s'appelle vision 2030 et tout ce qui vient après commence à avoir des impacts. Je recevais hier des chiffres qui montrent que la part des énergies fossiles dans leur PIB est en train de décroître à une vitesse très rapide et et y compris dans leurs exportations. Donc, il y a des pays qui ont compris que toute façon c'était foutu que l'énergie fossile, c'est plus là. Et des gens qui pensent à très long terme ont compris qu'il fallait s'arrêter de le faire et qui s'y préparent. On essaye l'in tendance du genre non, sinon on fait ça. Bonjour, monsieur Attali. Je m'appelle pacan. J'avais une question pour vous sur la figure de l'intellectuel. En fait, pendant ma après pas mon professeur de lettres nous disait souvent que depuis art très Foucault, la figure de l'intellectuel avait disparu et j'ai l'impression pourtant que vous la représentez, je vous laisse savoir ce que vous pourriez nous dire justement de cette figure est ce que vous pensez qu'elle a pu perdurer après le XXe siècle ou est ce que elle est morte à cette période, l'intellectuel au sens français et ne correspond pas à ce que moi j'appelle un intellectuel. Pour moi, un intellectuel, c'est quelqu'un qui est aussi dans l'action sartre que je déteste et Foucault, que je déteste pour leurs idées et pour leur comportement dans la vie. Parler longuement sont des intellectuels de grands intellectuels, mais qui n'ont jamais été au pouvoir. N'ont jamais voulu aller au pouvoir ont toujours été dans l'opposition ou dans la distance à l'égard du pouvoir. Moi, je pense que c'est une, c'est une pas employé de mot excessif, mais c'est une insuffisance. Un intellectuel doit aller confronter ses idées avec la réalité du pouvoir et doit y aller, de même qu'un homme politique doit aussi être un intellectuel, parce que sinon, il est manipulé par les idées des autres. Dans certains sauts de pays, en particulier aux et états-unis, cette figure de l'intellectuel qui rentre dans l'action est plus fréquente. On a des grands professeurs d'université qui vont deux ans, trois ans, quatre ans à la maison-blanche et qui ensuite retourne enseigner ça existe dans la société française, il y a cette dichotomie qui s'est installée. Je pense qu'il faut, il faut la recréer. Et c'est pourquoi je crois que la figure de l'intellectuel tel qu'il était défini antérieurement. En effet. N'a plus de sens, mais l'intellectuel qui est dans l'action, vous avez des grands professeurs, même dans votre y compris dans votre école qui sont aussi dans l'action. Et c'est cette dualité qui me paraît nécessaire. Ça n'empêche pas d'être intellectuel. Merci. Il y a une question au fond, mais au fond. Bon, monsieur Attali, il y a un très gros incendie en blondeau et mais vraiment très gros. Et les fumées avec le vent viennent ici. Quand on sort, on sent, serait peut être plus prudent d'arrêter la conférence et de commencer à sortir.