Selon moi, l’IA n’est pas réellement une menace pour les maisons de luxe, car je ne pense pas qu’elle puisse remplacer le processus créatif qui prend en compte tellement de facteurs proprement humains. Aujourd’hui, j’ai assisté à un événement entre Cartier et HEC qui revenait sur les liens entre l’IA et le luxe et la manière dont ils vont sûrement évoluer dans les prochaines années. Je pense qu’aujourd’hui l’IA est au cœur des réflexions pour les maisons de luxe, tout simplement parce que c’est un sujet qui est au cœur des réflexions pour tout le monde et que donc, logiquement, tout le monde se demande aussi comment est-ce que ça pourrait venir affecter les maisons de luxe. Elles sont connues justement pour leur authenticité. Je pense que l’idée qui m’a le plus marquée, et qui reste assez logique avec ce qu’on connaît du luxe et de l’IA, est le fait qu’il est resté important pour les maisons de luxe d’avoir un contact direct avec leurs clients et de ne pas remplacer ce contact par des agents IA, notamment dans les boutiques. Mais qu’en parallèle, l’IA pouvait être utile pour les questions de logistique et de supply chain, etc. Selon moi, l’IA n’est pas réellement une menace pour les maisons de luxe, car je ne pense pas qu’elle puisse remplacer le processus créatif qui prend en compte tellement de facteurs proprement humains. Cela dit, je pense que ça pourrait être une opportunité d’améliorer la supply chain et d’être plus efficace dans le travail. Mais d’un côté très bureaucratique et pas tant du côté créatif. Je pense que le luxe en 2036 aura sûrement évolué, mais peut-être pas tant du côté de l’IA, car comme on l’a expliqué pendant la conférence, je pense que les maisons vont essayer de rester assez authentiques et justement de continuer d’offrir aux utilisateurs cette authenticité-là, là où tout le reste du monde va probablement s’orienter de plus en plus vers un monde assez digital.